Le club : historique

  


Acte fondateur vers le professionnalisme

C’est par un arrêté du Gouvernement Princier que fut fondée le 23 Août 1924 l’Association Sportive de Monaco. Le club est alors affilié à la Ligue du Sud-Est et y dispute les championnats régionaux. Une première tentative d’adhésion au football professionnel au cours de la saison 1933-34 échoue faute de moyens et de stade règlementaire. Mais la construction et l’homologation du Stade Louis II (avril 1939) dans le quartier de Fontvieille va donner une nouvelle dimension au football monégasque d’après-guerre.

Le 19 Juin 1948, l’AS Monaco accède au statut professionnel et dispute dans ce cadre quelques semaines plus tard son premier match à Lens en Seconde Division. Elle accède enfin pour la première fois de son histoire en Première Division lors de de la saison 1953-54 pour s’y maintenir durant 16 années consécutives et commencer à glaner titres et renommée jusqu’en 1969.

Apogée et premières chutes

En 1958, Lucien Leduc devient l’entraîneur du club. Sous sa houlette et avec la nomination d’Antoine Romagnan en qualité de président, l’A.S.Monaco remporte son premier trophée chez les professionnels en 1960 (Victoire 4-2 contre Saint-Etienne en finale de la Coupe de France, au stade de Colombes). L’année suivante, désormais parée de son maillot rouge et blanc en diagonale imaginé par S.A.S la Princesse Grâce, un premier titre de Champion de France couronne l’équipe asémiste qui fait le bonheur des adeptes du beau jeu offensif.

Mieux, deux ans plus tard, c’est le doublé Coupe-Championnat, performance très rare à l’époque, qui renforce le prestige de la Principauté. Avec un certain Michel Hidalgo en capitaine, les Hernandez, Casolari, Thomas, Arlélésa, Bianchéri, Djibrill, Douis, Théo, Cossou, Carlier dominent Lyon en finale de la coupe (2-0) après avoir terminé à la plus haute marche en championnat. Eliminés en Coupe d’Europe des clubs Champions par l’Inter de Milan entraîné par Helenio Herrera l’année suivante, les Monégaques végèteront quelque peu ensuite en Première division avant de sombrer en Juin 1969. A partir de cette date et jusqu'en 1977, il faut noter la Finale de la Coupe perdue à Paris face à St Etienne (1-2) et les montées et descentes successives au gré des performances du club.

Prémices du « Monaco moderne »

Le titre de Champion de France lors de la saison 1977-78, performance remarquable pour un nouveau promu, de même que l’inauguration du nouveau Stade Louis II, en 1985 marquent un tournant dans l’histoire du renouveau de l’AS Monaco.

Le club frappe ainsi un grand coup en remportant le trophée suprême un an après sa remontée parmi l’élite. Avec le retour de Lucien Leduc, Monaco alignait alors : Ettori, Vannucci, Courbis, Gardon, Vitalis, Moizan, Dalger, Noguès, , Rouquette, Chaussin et un certain Delio Onnis, avant-centre emblématique aux 299 buts ( record inégalé à ce jour en France). Nouvelle victoire en 1980 en finale de la Coupe de France, au Parc des Princes, face à Orléans, modeste équipe de Division 2 (3-1). Nouveau titre de champion de France en 1982-83, le dernier dans l’ancien Louis II, qui marque l’éclosion de Couriol, Barberis, Bijotat, Christophe, Amoros, mélange de joueurs expérimentés et de jeunes pousses formées au club, sous la direction de Gérard Banide. A signaler que durant cette période, le club gagnera aussi ses galons de club formateur avec deux titres de Champions de France Amateur et deux Coupes Gambardella grâce aux talents d’un animateur hors pair, Louis Pirroni.

En 1983-84, Monaco, entrainé par Lucien Muller, est battue à la différence de buts en championnat et termine second. Même déception en finale de la Coupe où l’équipe est battue par le FC Metz (0-2). Le 25 Janvier 1985 est inauguré le Nouveau Stade Louis II, construit sur les terrains de Fontvieille gagnés sur la mer, somptueux vaisseau qui va plonger l’ASM dans l’ère moderne. Le club remporte la même année son quatrième trophée en Coupe de France face au PSG (1-0) sur un but de Genghini. A noter que durant ces années, le club asémiste ne parviendra pas à exister en coupes européennes, très souvent éliminé dès l’entame des compétitions.

Wenger (1987-1995), les «Anglais » et l’Europe

Succédant à Stéfan Kovacs, Arsenne Wenger est nommé à la tête du vestiaire monégasque par Jean-Louis Campora, Président, à l’orée de la saison 1987-88. Avec les arrivées de Glenn Hoddle et Marc Hateley, Monaco survolera le championnat avec panache, ajoutant un nouveau titre à son palmarès déja conséquent. L’équipe, qui compte un certain Claude Puel dans ses rangs de même que Sonor, Dib et Battiston, séduit par sa rigueur et son caractère offensif. Elle remportera aux dépends de l’OM en Juin 1991 la Coupe de France sur un but de Gérald Passi à l’ultime minute, ravissant les supporters présents au Parc mais aussi les milliers qui avaient pris place sous le chapiteau de Fontvieille où la rencontre était projetée sur grand écran pour la première fois. Etaient de la fête : Ettori, Puel, Mendy, Emmanuel Petit, Sonor, Dib, Sauzée, Djorkaeff, G. Passi, Rui Barros, Fofana et Weah.

L’équipe allait briller en Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe en 1992 jusqu’à la finale perdue à Lisbonne face au Werder de Brême (0-2), dans une France traumatisée par le drame de Furiani. Qualifiée pour l’Europe à six reprises sous l’ère Wenger, Monaco a dès lors franchi un palier au moment où son emblématique gardien, Jean-Luc Ettori tire sa révérence après 763 matches officiels dont 9 sélections en équipe de France.

Barthez, Trezeguet, Henry et les autres…

C’est Jean Tigana qui prend les commandes de l’équipe en 1995. Il remporte le titre l’année suivante et l’ASM se qualifie jusqu’en demi-finale de la Coupe UEFA avec Legwinski, Barthez, E.Petit, Ikpeba, Scifo, Henry. Mais Monaco trébuche face à l’Inter de Milan.

En 1998, c’est en Ligue des Champions que les rouges et blancs se distinguent en étant sortis en demi-finale par la Juventus de Turin emmenée par Zidane, mais après avoir éliminé Manchester United ! Cette étape glorieuse faisait suite à un nouveau titre de Champion de France remporté en 96-97 dans la composition suivante : Barthez, Blondeau, Djetou, Dumas, E.Petit, Legwinski, Collins, Benarbia, Ikpeba, Anderson, Henry.

Poussé à la démission, Jean Tigana est remplacé par Claude Puel durant l’année 98-99. De nouveaux noms apparaissent dans l’effectif tels que Prso, Sagnol, Léonard, Christanval, Marquez, Riise, Da Costa, Contreras, Simone, Gallardo, Lamouchi, Nonda et Ludovic Giuly qui permettent au club d’accrocher un septième titre de Champion à son palmarès en dominant l’épreuve de bout en bout. Au terme de résultats décevants tant en championnat qu’en compétition européenne, Claude Puel sera cependant remercié à l’été 2001.

Deschamps, Morientes et la finale de la Champions League !

Malgré l’arrivée au poste d’entraîneur de Didier Deschamps, Capitaine valeureux de l’épopée 98 de l’Equipe de France, il faudra attendre deux saisons pour remettre en selle le club. Profondément remanié, l’effectif monégasque obtiendra en 2003 une 2è place flatteuse en championnat et remportera la Coupe de la Ligue, battant Sochaux (4-1). Shabani Nonda terminera meilleur buteur du championnat cette année-là. Monaco se distingue encore l’année suivante en terminant à la troisième place.

Sous l’égide de l’idole des supporters, le capitaine Ludovic Giuly, l’AS Monaco va éclabousser de bonheur en Ligue des Champions (édition 2003-2004) non seulement la Principauté, mais la France entière qui se prend à rêver en suivant les exploits européens des rouges et blancs : La Corogne (8-3), le Lokomotiv de Moscou, mais surtout les « galactiques » du Réal de Madrid et enfin le FC Chelsea en demi-finale sont éliminés par des joueurs en état de grâce. Hélas distancés en finale à Gelsenkirchen (0-3) par le F.C Porto de José Mourinho. La composition mythique de l’AS Monaco était alors organisée avec les joueurs suivants : Roma, Givet, Ibarra, Rodriguez, Squillaci, Evra, Bernardi, Zikos, Giuly, Rothen, Cissé, Morientes (meilleur buteur de la Champions’ League), Prso ou Adebayor. 15000 supporters monégasques ont suivi leurs protégés en Allemagne.

Langueurs et décadence

Bousculée dans sa hiérarchie, instable dans le jeu et la gestion des joueurs, l’ASM s’enfoncera ensuite doucement dans la grisaille les années suivantes qu’une qualification en finale de coupe de France ( perdue face au Paris Saint Germain ) ne pourra effacer. De Maicon à Saviola en passant par Chevanton ou Kallon, aucun joueur n’extirpe suffisamment l’ASM de sa torpeur sportive, et le club tombe doucement dans l’anonymat. Erreurs de gestion, de casting, recrutement à l’économie : le charme est rompu. Monaco n’a plus les moyens de faire face aux défis financiers et sportifs. Guidolin, Bölöni, Laurent Banide, Ricardo, Lacombe : la valse des entraîneurs va se poursuivre, sans résultats probants. Et ce malgré quelques joueurs prometteurs (Ruffier,Yaya Touré, Jérémy Menez, Sylvain Monsoreau, Nenê, N’Koulou, Park, Muratori…) Monaco est abonné au ventre mou du championnat. Le retour de Banide en janvier 2011 et les recrutements de Diarra, Feindouno et Mbokani ne permettront pas au club de se relever. Et c’est en toute logique, mais au désespoir de ses supporters que l’AS Monaco FC est reléguée en mai 2011, 33 ans après son accession en Ligue 1 et le soir de son 2000è match dans l’élite du football professionnel français.

2013-2014 : la saison de toutes les espérances…

Après avoir frôlé la relégation en National et le dépôt de bilan, nanti d’un nouvel et richissime investisseur russe, Dmitry Ribolovlev, d’un profond renouvellement de sa direction, d’un nouvel entraîneur italien (Claudio Ranieri remplaçant Simone à l’été 2012), l’ASM vient de remonter parmi l’élite en ce printemps 2013. Après deux années de purgatoire. Les nouveaux propriétaires du club offrent alors aux supporters une magnifique fête sous le chapiteau de Fontvieille pour les remercier de leur fidélité. Et la nouvelle du transfert du "meilleur buteur au monde, R. Falcao" est annoncée ce soir-là, en langue russe et sous les vivats de la foule, par le Président de l'ASM.

Ayant explosé littéralement la chronique des transferts avec un recrutement somptueux (Falcao, Moutinho, Rodriguez, Carvalho, Toulalan etc…) c’est avec de solides ambitions que l’AS Monaco FC entamera très prochainement son championnat, au bonheur de tous ceux qui chérissent ce club.