Valère Germain : « Il faut se serrer les coudes »

Ligue 2 / 23/02/2012 - 15h43 / Par Lucas B.
  


A la veille de la réception du Stade Lavallois (20h, 25ème journée de Ligue 2), Valère Germain revient pour Ouest-France sur la situation de son club. L'attaquant monégasque évoque en premier lieu le revers de son équipe face l'AC Arles-Avignon, lors de la journée précédente (2-1) : « On a pris une claque. C'était un match important pour le maintien. Malheureusement, on est passé à côté de notre première mi-temps, durant laquelle on a encaissé deux buts. ». Néanmoins, le buteur âgé de 21 ans refuse l'idée selon laquelle cette défaite, contre un concurrent direct pour le maintien, aurait laissé place à de la résignation dans les rangs asémistes. « Nous étions très énervés après cette défaite, mais pas abattus », a-t-il assuré.

S'il concède que l'ambiance à La Turbie manque actuellement de sérénité, Germain semble appeler à la révolte : « Ce n'est pas le moment de faire la gueule. Il faut se serrer les coudes. ». Selon lui, l'ASM a des chances de se maintenir en Ligue 2, et aura prochainement l'occasion de repartir du bon pied. A commencer par un succès face au club mayennais, qui occupe actuellement le neuvième rang du classement. Dans un discours qui se veut optimiste, le jeune attaquant explique : « Il reste quinze matchs, rien n'est joué. Il ne faut pas baisser les bras, on a largement le temps de remonter. Nous comptons cinq points de retard sur le premier non-relégable (Le Mans). Si on gagne contre Laval et qu'on enchaîne, l'écart peut très vite se réduire. ».

Tandis qu'il bénéficie de l'entière confiance de Marco Simone, qui lui permet de vivre sa première saison pleine avec l'équipe professionnelle (23 matchs de Ligue 2, 6 buts et 2 passes décisives depuis le début de la saison), Valère Germain donne son point de vue quant à l'arrivée massive de nouveaux joueurs lors du mercato hivernal. Et s'il se montre confiant par rapport à l'adaptation des recrues, il émet toutefois un bémol au sujet de la communication dans le groupe : « Le problème de barrière de la langue se pose, parfois, vu le nombre élevé de joueurs étrangers. On parle français, mais il nous arrive d'utiliser l'anglais ou l'italien si besoin. Mais le foot est une langue universelle, on finit par se comprendre. ».

Pour conclure, le natif de Marseille aborde son avenir. Alors qu'il se remémore le passé, et ses grands débuts avec le club princier il y a sept ans, aux côtés d'Evra, Adebayor et autre Yaya Touré, le buteur monégasque ne s'imagine pas ailleurs qu'en Principauté dans un futur proche. Mais certaines conditions pourraient le faire changer d'avis : « Moi, je suis certain que l'on va se maintenir. Alors, je resterais, à moins qu'un club de Ligue 1 s'intéresse à moi... ». Or, l'international Espoirs n'en est pas encore là, et il le sait bien, l'objectif à court terme est de sauver le club du Rocher d'une deuxième relégation en deux ans. Que les supporters se rassurent, l'attaquant formé au club semble entièrement concerné par la lutte pour le maintien : « Moi, ça me fait mal de voir l'AS Monaco dans la situation actuelle. Une descente en National, ce serait une grande catastrophe. ».

Ouest France

 
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