Georgie Welcome renverse la tendance

Joueurs / 19/02/2011 - 11h53 / Par Maxime H.
  


Attaquant débarqué sur le Rocher en janvier, Georgie Welcome a connu un parcours quelque peu atypique. Le joueur hondurien est venu au football tardivement puisqu'en 2006, alors âgé de 20 ans, il travaillait en tant que pêcheur sur l'île de Roatan (Honduras). Son conseiller, ancien joueur et également membre de l'équipe dirigeante de l'AS Monaco, Fabrice Poullain explique l'évolution du nouveau numéro 9 des Rouge et Blanc, soulignant sa volonté et son abnégation : « Depuis il ne cesse de brûler les étapes. C’est vrai qu’il a des manques sur les plans technique et tactique et qu’il doit travailler. Mais c’est un joueur tout neuf. C’est aussi quelqu’un qui sait d’où il vient et où il veut aller ».

Prêté par le Deportivo Motagua, avec une option d'achat se situant aux alentours du million et demi d'euros, Welcome veut convaincre en Principauté. Pourtant, c'était mal embarqué pour lui avec un sceptissisme flagrant entourant son arrivée et sa première semaine d'entraînement à La Turbie, avant de finaliser son prêt. Des bruits courraient même faisant état du placement d'un joueur géré par une société monégasque : Jess Group. Mais le grand attaquant travaille beaucoup et montre sur le terrain que ces rumeurs n'étaient pas forcément fondées. Son entrée à Toulouse, malgré le marasme collectif, avait abouti à une tête heurtant le poteau et sa titularisation face à Lorient a montré qu'il pouvait réellement apporté quelque chose à l'effectif de Laurent Banide. Lequel se montre d'ailleurs agréablement surpris et enthousiaste (Laurent Banide : « Welcome a une mentalité exceptionnelle »).

Alors qu'il n'a pu signer aux Glasgow Rangers, faute d'avoir obtenu un permis de travail à l'issue d'un essai pourtant concluant, Georgie Welcome veut saisir sa chance à Monaco, continuer à apprendre et progresser, avec une volonté d'acier : « Mon but, c’est de devenir le plus fort possible, de marquer beaucoup et de m’imposer en Europe : je ferai tous les sacrifices pour ça. Je ne pensais pas que les choses iraient aussi vite et c’est une belle surprise. C’est dur physiquement, je prends beaucoup de coups, mais j’apprends chaque jour en regardant mes partenaires. Haruna et Park, en particulier, m’aident beaucoup. Je suis ravi ».

Un joueur qui « ne se regarde pas dans la glace », dixit Banide, et c'est bien ce qu'il fallait à l'ASM pour se sortir de sa situation délicate en Ligue 1...

L'Équipe