Caramba ! Encore raté !

Temps additionnel / 01/04/2018 - 22h22 / Par Norbert Siri
  


Bon. Où en étions-nous au juste ? A cause de cette trêve internationale qui provoque une véritable cassure dans la saison à l’amorce des ultimes étapes, nous avons du mal à nous remettre dans le bain. Ah oui ! Il y a deux semaines, en clôture de la 30ème journée de L1, l’Olympique Lyonnais a rendu un fier service à l’AS Monaco en disposant de l’Olympique de Marseille à Marseille. De la sorte, notre club compte désormais une confortable avance sur son suivant immédiat. De quoi aborder la finale de Bordeaux avec sérénité. Car, au terme de cette période réservée aux sélections nationales, la Ligue n’a pas trouvé mieux que d’y fixer la finale de sa Coupe, celle qui rassemble si peu de suffrages parmi le public, mais qui plaît bien aux clubs parce qu’elle procure une qualification européenne, assortie d’une cagnotte assez coquette. Et, cette année encore, l’affiche proposait un duel entre les deux meilleures équipes de l’Hexagone, l’AS Monaco, championne de France, et le Paris Saint-Germain, tenant du titre et invaincu dans les deux coupes nationales depuis quatre ans. 

Même privé de sa star mondiale, le PSG demeure un adversaire redoutable, à première vue invincible, du moins en deçà des frontières françaises. Au Matmut Atlantique, temple païen dépourvu des courbes habituelles d’une enceinte de football, nos Monégasques l’ont à nouveau éprouvé dans leur chair, eux qui, souhaitant ardemment prendre la revanche de la finale perdue l’an passé, s’étaient préparés en conséquence. Et en vain. Ils ont été dominés, voire surclassés du début à la fin. Jamais - sauf à une ou deux rares occasions en première période - ils n’ont donné l’impression de pouvoir inquiéter l’imposante armada parisienne, qui se montrait terriblement dangereuse dès qu’elle pénétrait dans le camp asémiste, notamment grâce à Kylian Mbappé, l’ancien de la maison, passé maître dans le septième art et parti cet été renforcer un concurrent direct. Quelle idée saugrenue de l’avoir prêté, quand on y repense ! A aucun moment notre équipe n’a joué sur sa véritable valeur. Alors qu’elle aurait dû se surpasser, elle a manqué les gestes les plus élémentaires qu’elle réalise à l’ordinaire les yeux fermés. Et face au PSG, ça ne pardonne pas.

Il est hors de question, même si l’envie nous en démange, de nous réfugier derrière les incohérences du cocktail détonant composé des décisions sur l’instant du meilleur arbitre français, sélectionné pour la prochaine Coupe du monde en Russie, et de l’assistance - le terme est exquisément choisi - de l’arbitrage vidéo, bien souvent différent des images des chaînes de télévision. Sur ce point, les Monégasques ont été manifestement lésés. Admettons que la faute de Kamil Glik sur Kylian Mbappé était bien réelle. Mais que dire du but de Radamel Falcao refusé pour un hors-jeu plus que douteux, à un moment où l’AS Monaco pouvait reprendre de jolies couleurs en revenant dans le match ? Sans compter les deux penaltys qui auraient pu être sifflés dans chaque mi-temps, une faute grossière commise sur notre capitaine à l’entrée de la surface parisienne, ou encore celle qui a blessé Joao Moutinho et dont l’auteur est resté impuni. Dans tous ces cas, l’arbitre n’a pas bronché d’un poil et encore moins recouru à l’assistance vidéo. Il faudra, une bonne fois pour toutes, qu’on nous explique ce qu’on doit comprendre de ce nouveau système, pour nous éviter un goût de cendre dans la bouche.

Le PSG a largement mérité sa victoire, rappelons-le. Mais il n’a pas besoin des interprétations arbitrales en sa faveur pour s’imposer. Ni des insuffisances de l’adversaire. L’AS Monaco a perdu ses moyens le soir où ils auraient dû être magnifiés. Dans ces conditions, elle n’est pas près de remporter une finale. Tant que le Paris Saint-Germain concentrera parmi les plus grands talents du football international, ce sera même impossible. Gagner est devenu une routine pour le club de la capitale. Samedi soir, à Bordeaux, il n’a même pas souffert de l’absence de Neymar. Samedi soir, à Bordeaux, on a vu la différence entre un club qui s’est considérablement renforcé cet été et un autre qui s’est considérablement affaibli dans le même temps. Samedi soir, à Bordeaux, on s’est retrouvé Gros-Jean comme devant. C’est-à-dire, bredouille comme il y a un an. Faute de titre, il reste la conquête de la deuxième place. Dans sa magnanimité, la Ligue a fixé le match en retard contre Rennes dès mercredi, en fin d’après-midi, trois petits jours avant Monaco-Nantes. Autant dire que nos favoris n’auront pas le temps de gamberger avant de poursuivre leur programme qui les conduira, dans quinze jours… au Parc des Princes.

Deux bonshommes méritants, deux retraités de notre région, Luc et Philippe, avaient eu la bonne idée de rallier la Gironde à vélo, à l’occasion de cette finale de la Coupe de la Ligue. Si leur effort n’a pas réussi à transmettre le goût de la victoire à notre formation, ils sont tout de même parvenus à recueillir la somme de 10 000 euros, versée par l’AS Monaco FC, en faveur de la Fondation Flavien, qui milite contre les cancers pédiatriques. Grâce soit rendue à la générosité de l’une et au courage des autres.

Daghe Munegu.


 
Infinity Chat :
Dernier message il y a 1 an