Glik : « Quand le moment viendra de dire "stop"... »

Joueurs / 31/10/2017 - 12h41 / Par Florian R.
  


Dans un vaste entretien accordé au média polonais Pilka Nozna où il évoque majoritairement son équipe nationale qui va disputer la prochaine Coupe du Monde en 2018, Kamil Glik a parlé de la saison de l'AS Monaco, de son rôle dans le vestiaire mais aussi de son avenir après sa carrière de joueur. Extraits.

Un vrai cadre du vestiaire en Principauté

Parmi les deux seuls joueurs de l'effectif monégasque à avoir joué l'intégralité des rencontres de l'AS Monaco cette saison, en compagnie de son acolyte brésilien Jemerson en défense centrale, Glik a détaillé sa place de cadre au sein d'un vestiaire asémiste qu'il a intégré après l'Euro 2016 : « Avec les plus expérimentés, nous sommes chargés de placer les jeunes dans les meilleures conditions. [...] Ce sujet a été abordé au moment de la prolongation de mon contrat. En venant à Monaco, j’ai signé un contrat de quatre ans, et un an après, à l’initiative de la direction, on parlait déjà d’un nouveau contrat de quatre ans avec de meilleures conditions financières. [...] J'ai ressenti cela comme une marque de confiance. De cette façon, les dirigeants m’ont remercié pour la saison précédente, pour mon implication sur le terrain, mais aussi à l’extérieur. C’était une belle surprise et un grand honneur. Avec le capitaine Radamel Falcao, Joao Moutinho, Danijel Subasic et Andrea Raggi, il nous appartient de déterminer avec la direction du club le montant des primes pour des objectifs spécifiques ou d'avoir des discussions sur diverses questions d’organisation. »

Parmi les fins négociateurs, Falcao tient une place toute particulière même si « tout le monde a le droit de parler ». A un niveau plus personnel, l'ancien capitaine du Torino entretient une relation très singulière avec le Colombien : « Les grands-parents de l'épouse de Falcao viennent de Pologne. Sa femme et ses deux premières filles ont déjà la double nationalité polonaise, tandis qu'une troisième fille est née récemment. En tant que citoyen de l'Union Européenne, vous savez qu'il est possible de vous déplacer librement à l'intérieur de ses frontières. Pour accélérer l'octroi de la citoyenneté polonaise à leur troisième fille, j'ai pu les aider. »

Pour se recentrer sur le sportif, le joueur de 29 ans est conscient qu'il ne sera pas aisé de conserver le titre de Champion de France acquis en mai dernier après 17 ans d'attente, notamment en raison d'un Paris Saint-Germain redevenu comparable à un rouleau-compresseur : « Ce ne sera pas une tâche facile. [...] Paris s'est considérablement renforcé sans chambouler son onze de départ avec seulement 2 changements majeurs. Il y a eu plus de changement à Monaco, dont 5 joueurs de l'équipe-type. C'est la philosophie du club [...]. Monaco intègre des jeunes joueurs et les promeut. Lorsque vous perdez la moitié de votre onze de départ, cela prend du temps pour que les automatismes reviennent. Mais contrairement aux apparences, nous ne sommes pas si mal en Ligue 1 car nous gardons le contact avec le PSG au classement. » Parmi les deux changements majeurs qu'il cite du côté du PSG, Glik parle évidemment de Kylian Mbappé dont il ne tarit pas d'éloges : « Mbappé est un gentil garçon. Il n’a pas encore 19 ans. Il n’est pas devenu fou quand la tempête médiatique a éclaté autour de lui. [...] Je ne sais pas quelle est sa situation aujourd’hui, mais ici, à Monaco, on a pris soin de le former. Il a de la pression, mais il a la tête sur les épaules, ce qui signifie qu’il peut être encore meilleur. [...] Il peut être un leader mondial, je n’ai pas de doute. Mbappé est certainement l’un des trois meilleurs joueurs avec lesquels j’ai joué. Peut-être même le meilleur. »

Plus proche de la fin que du début

Dans un autre registre, s'il sait que « le temps est compté » pour la suite de sa carrière en sélection polonaise et qu'il participera peut-être à son dernier grand évènement à la Coupe du Monde 2018 en Russie, Glik est déjà très heureux de tout ce qu'il a accompli durant sa carrière : « J'ai joué la phase finale du Championnat d'Europe, je jouerai probablement la Coupe du Monde, j'ai pris part à une demi-finale de Ligue des Champions, je suis Champion de France et fut le premier étranger de l'histoire à être nommé capitaine du Torino [...]. C'est beaucoup et je peux être fier » a-t-il indiqué en précisant que dépasser le cap des 80 sélections (il en compte 55 actuellement, ndlr) avec la Pologne pourrait être l'un de ses derniers objectifs. Des Aigles Blancs avec lesquels il vise au minimum les quarts de finale l'été prochain en Russie : « Nous y allons avec humilité, [...] pour la grande majorité des gars, ce sera la première Coupe du Monde. [...] Si nous atteignons les quarts de finale, ce sera une réussite. Une médaille ? Tout est possible dans le football » a répondu le numéro 25 de l'AS Monaco qui prône néanmoins des valeurs d'humilité avant de débuter cette Coupe du Monde, la première pour la Pologne depuis 2006.

Et après la carrière du joueur, quel avenir pour l'homme ? A l'issue de sa vie de footballeur professionnel dont la réussite est notamment due à sa femme Marta avec laquelle il partage sa vie depuis l'âge de 15 ans et qui reste la seule capable de le « remettre en place », Glik veut retrouver sa ville natale, Jastrzębie-Zdroj, où il souhaite s'impliquer au sein du club de football local, le GKS Jastrzebie : « Je suis comme ligoté à Jastrzębie-Zdroj, je ne me vois plus nulle part ailleurs après la fin de ma carrière. Et quand le moment viendra de dire "stop", je vais certainement vouloir m'impliquer davantage au GKS. [...] Je me sens plus susceptible d'être un directeur sportif. Celui qui utilise des contacts, s'assied derrière un bureau, parle aux gens, [...] je ne me vois pas comme un entraîneur actuellement. Peut-être que cela va changer ? Je ne sais pas encore. »

Avant d'en terminer avec le terrain, nous souhaitons à Kamil Glik de pousuivre sur sa lancée dans l'immédiat. Entre une AS Monaco et une sélection nationale qui ont plus que jamais besoin de lui pour son aura de leader défensif, le Polonais a encore de belles heures devant lui sur les pelouses de France et d'Europe avant de raccrocher les crampons...

 

NB : pour lire l'intégralité de cet entretien, rendez-vous sur le site de Pilka Nozna, muni d'un bon traducteur. ☺


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