UEFA : ce que la réforme va changer en 2018

  


L'édition 2017/2018 de la Ligue des Champions est à peine entamée que quelques paires d'yeux se tournent déjà sur la suivante. Il y a tout juste un an, l'UEFA annonçait en effet une profonde réforme du format de la Ligue des Champions pour le cycle 2018/2021. Sur fond de pression de la part de l'ECA, représentant l'intérêt des clubs - ou plutôt de certains clubs historiques tels le Bayern, la Juventus ou l'AC Milan - du Vieux Continent, l'UEFA tentait presque désespérément de recoller les morceaux entre le monde du football « traditionnel » d'une majorité silencieuse, et celui du « foot business » d'une minorité hyper-influente.

En l'état, seule l'ECA, par la voix Karl-Heinz Rummenigge, s'est dite satisfaite de la décision de l'UEFA. Le président du Bayern Munich a ainsi déclaré mettre fin à sa menace de création d'une compétition concurrente à la C1 : « La réforme nous convient, nous sommes contents de rester sous le parapluie de l'UEFA. En conséquence, il n'y a pas de discussion au sujet d'une Super Ligue. »

Pour le reste, la réforme a été difficilement acceptée par l'Europe du ballon rond. Avant même son élection en septembre dernier, le nouveau président de l'UEFA, le Slovène Aleksander Čeferin, émettait des réserves sur le bien-fondé de cette décision, et n'avait pas hésité à critiquer la précipitation avec laquelle elle avait été votée sous l'influence de l'ECA, alors que le pouvoir était vacant depuis la suspension de Michel Platini.

Son de cloche identique du côté de l'EPFL, qui représente les Ligues Européennes Professionnelles. Elle se disait « vivement inquiète » par la réforme et a un temps brandi la menace d'organiser des journées de championnat en même temps que les matchs européens, afin de parasiter leur couverture télévisuelle. Après d'âpres discussions, elle a obtenu d'avoir plus de pouvoir décisionnel auprès de l'UEFA à l'avenir.

Cette contrepartie ne changera rien dans l'immédiat puisque le comité exécutif de l'UEFA a entériné en décembre 2016 les changements qui se mettront en place l'été prochain et pour trois saisons. 

La Ligue des Champions devient plus fermée

L'annonce la plus explosive de la réforme concerne bien évidemment la liste d'accès de la Ligue des Champions. Nous évoquions l'an dernier l'évolution de cette compétition qui se resserre petit à petit autour d'une élite. Depuis 1999 et l'apparition du format actuel de la phase finale, huit groupes de quatre équipes, les championnats les mieux classés au classement UEFA se voient de plus en plus représentés.

Le trio de tête, qui a sur cette période toujours été composé de l'Espagne, de l'Angleterre (depuis 2000), de l'Allemagne (en 1999/00 et depuis 2010) ou de l'Italie (de 1999 à 2010) s'est ainsi vu attribuer :

  • deux places directes + deux pour les tours préliminaires (de 1999 à 2009) ;
  • trois places directes + une pour les tours préliminaires (de 2009 à 2018) ;
  • quatre places directes (à partir de 2018).

Mais, sous la pression certaine de l'Italie qui ne figure plus dans le top 3, il a été décidé que ce serait désormais les quatre premiers qui auraient un quota de places privilégiées. Jusqu'alors, le pays au pied du podium devait se contenter de deux places directes et d'une pour les tours préliminaires ; soit peu ou prou la même chose que les championnats classés cinquième et sixième par l'UEFA.

Grâce aux négociations menées par Vadim Vasilyev, que les clubs français avaient mandaté pour faire part de leur mécontentement, la France ne s'en tire pas trop mal dans cette nouvelle répartition. Naviguant entre la quatrième et la cinquième position dans les années 2000, puis distancée par l'Allemagne, et rattrapée par le Portugal au cours de la décennie actuelle, elle semble aujourd'hui s'être assurée la cinquième place à moyen terme. Elle voit ainsi sa position être légèrement plus favorable qu'auparavant.

Dorénavant, le troisième de Ligue 1 pourrait être directement qualifié pour les poules lors des saisons à venir. Il faudra pour cela que le vainqueur de la Ligue Europa soit lui aussi directement qualifié via son championnat. Dans le cas contraire, ce sera le détenteur de la C3 qui récupèrera ce ticket, et le troisième club français devra alors débuter au 3ème tour préliminaire (TP3) dans la voie des non-champions.

Cette phase qualificative regroupera 11 clubs, issus des championnats classés 5 à 15. Jusqu'à cette saison ces équipes n'avaient qu'une ou deux confrontations aller-retour à disputer. Il faudra désormais en jouer deux ou trois puisqu'elles débuteront soit au TP2 soit au TP3, et auront encore un barrage à passer ensuite. Dans l'hypothèse où le club français y participe, la voie des non-champions sera organisée de la manière suivante :

  • les 6 deuxièmes des pays 10 à 15 jouent le TP2 ;
  • les 3 vainqueurs du TP2 + les 3 deuxièmes des pays 7 à 9 + les 2 troisièmes dans pays 5 et 6 jouent le TP3 ;
  • les 4 vainqueurs du TP3 jouent les barrages ;
  • les 2 vainqueurs des barrages sont qualifiés pour la phase de poules.

Le net avantage pour les pays concernés est la disparition des représentants des quatre premiers championnats. Le risque d'élimination contre un gros club espagnol, anglais, allemand ou italien est donc réduit à zéro. Le contre-poids de cette nouvelle formule est qu'il n'y a plus que deux places au lieu de cinq. La lutte s'annoncera donc plus féroce, d'autant que les équipes françaises pourront toujours tomber sur un Zenit Saint-Pétersbourg, un FC Porto ou un Shakthar Donetsk par exemple.

Enfin, les grands perdants de cette nouvelle formule sont les championnats classés au-delà de la dixième place au classement UEFA. Dans son format actuel, la compétition offrait une place garantie aux champions des pays 11 et 12, voire 13 si les vainqueurs des C1 et C3 étaient déjà qualifiés. A l'avenir, seul le champion 11 aura la possibilité d'échapper aux TP, si et seulement si le vainqueur de la C1 est qualifié via son championnat.

D'autre part, la voie des champions n'offrira plus que 4 places pour 44 participants, au lieu de 5 pour 42. Une réduction de quota qui s'ajoute à une augmentation du nombre de rencontres. Les champions 18 à 44 devront dorénavant jouer le TP1 alors qu'ils débutaient au TP2 jusque-là. Au final, la Ligue des Champions 2018/2019 offrira donc une plus faible diversité nationale de ses représentants. 

Liste d'accès à la Ligue des Champions 2018/2019

# Championnat
(class. 2017)
Phase de poules Voie des champions (CH)
(44 participants, 4 qualifiés)
Voie des non-champions (NC)
(11 participants, 2 qualifiés)
B TP3 TP2 B TP3 TP2
    Tenant C1Tenant C3    
1 Espagne 1er, 2ème, 3ème, 4ème - - - - - -
2 Allemagne 1er, 2ème, 3ème, 4ème - - - - - -
3 Angleterre 1er, 2ème, 3ème, 4ème - - - - - -
4 Italie 1er, 2ème, 3ème, 4ème - - - - - -
5 France 1er, 2ème, 3ème - - - - 3ème -
6 Russie 1er, 2ème - - - - 3ème -
7 Portugal 1er - - - - 2ème -
8 Ukraine 1er - - - - 2ème -
9 Belgique 1er - - - - 2ème -
10 Turquie 1er - - - - 2ème 2ème
11 Tchèquie 1er 1er - - - 2ème 2ème
12 Suisse - 1er - - - - 2ème
13 Pays-Bas - 1er 1er - - - 2ème
14 Grèce - - 1er - - - 2ème
15 Autriche - - 1er 1er - - 2ème
  ...              

Le tenant du titre de la Ligue des Champions est automatiquement qualifié pour l'édition suivante. S'il est déjà qualifié pour la phase de poules via son championnat, les équipes en bleu entrent en lice dans la colonne indiquée la plus à gauche du tableau. Sinon, elles entrent en lice dans la colonne indiquée la plus à droite. Par exemple, le champion tchèque sera directement en poules si le vainqueur de la C1 est déjà qualifié via son championnat ; ou bien il devra débuter en barrage dans le cas contraire.

Le tenant du titre de la Ligue Europa est automatiquement qualifié pour l'édition suivante. S'il est déjà qualifié pour la phase de poules via son championnat, les équipes en rouge entrent en lice dans la colonne indiquée la plus à gauche du tableau. Sinon, elles entrent en lice dans la colonne indiquée la plus à droite. Par exemple, le troisième français sera directement en poules si le vainqueur de la C3 est déjà qualifié via son championnat ; ou bien il devra débuter au TP3 dans le cas contraire.

Si un club qualifié pour les tours préliminaires de la Ligue des Champions via son championnat obtient une place pour la phase de poules en remportant l'une des compétitions européennes, il n'est pas remplacé dans la liste d'accès de la Ligue des Champions par un autre club de son championnat.

La Ligue Europa offre plus de places aux recalés de la C1

De son côté la Ligue Europa s'offrira un lifting plus léger. L'un des changements concerne les 15 premiers pays au classement UEFA. Chacun perd un représentant au TP3 et en gagne un au TP2. Cela fera donc un total de trois rencontres aller-retour à disputer avant de se qualifier pour les équipes concernées puisque, comme en Ligue des Champions, il y a toujours un barrage qui s'ajoute aux tours préliminaires.

Une autre nouveauté de la nouvelle liste d'accès concerne les qualifiés directs pour la phase finale de la compétition. Il y en aura 17 contre 16 jusqu'à présent. Le grand gagnant n'est autre que la France, ou plus exactement le pays classé 5ème. Cette position offrira deux places au lieu d'une pour les poules : le vainqueur de la Coupe Nationale et le quatrième du championnat.

Mais le plus gros chamboulement concerne les clubs reversés des tours préliminaires de la Ligue des Champions. Alors qu'il n'y avait que les battus du TP3 et des barrages qui avaient la possibilité de se rattraper à l'échelon inférieur, désormais toutes les équipes éliminées lors des TP1, TP2, TP3 et barrages de la C1 auront une seconde chance en C3. Par ailleurs les champions nationaux resteront séparés des autres formations durant les qualifications de la Ligue Europa.

En cas d'élimination dans la voie des non-champions lors du TP3 ou des barrages de la Ligue des Champions, un club sera reversé directement en phase de poules de la Ligue Europa. Ce point concerne directement le troisième représentant français de la C1, qui ne devra plus passer par les barrages de la C3 en cas de défaite au TP3 de la C1. Les autres battus iront :

  • au TP2 des champions (CH) de la C3 pour les éliminés du TP1 CH de la C1 ;
  • au TP3 CH de la C3 pour les éliminés du TP2 CH de la C1 ;
  • au TP3 des non-champions (NC) de la C3 pour les éliminés du TP2 NC de la C1 ;
  • aux Barrages CH de la C3 pour les éliminés du TP3 CH de la C1.

 Au final, les 48 participants de la Ligue Europa à partir de la saison prochaine seront les suivants :

  • 17 qualifiés directs ;
  • 6 battus des barrages de C1 ;
  • 4 battus du TP3 NC de la C1 ;
  • 8 qualifiés de la voie des champions de la C3 ;
  • 13 qualifiés de la voie des non-champions de la C3.

Liste d'accès à la Ligue Europa 2018/2019

# Championnat Phase de poules Voie des champions (CH)
(36 participants, 8 qualifiés)
Voie des non-champions (NC)
(144 participants, 13 qualifiés)
B TP3 TP2 B TP3 TP2
1 Espagne CN, 5ème - - - - - 6ème
2 Allemagne CN, 5ème - - - - - 6ème
3 Angleterre CN, 5ème - - - - - CL
4 Italie CN, 5ème - - - - - 6ème
5 France CN, 4ème - - - - - CL
6 Russie CN - - - - 4ème 5ème
7 Portugal CN - - - - 3ème 4ème
8 Ukraine CN - - - - 3ème 4ème
9 Belgique CN - - - - 3ème 4ème
10 Turquie CN - - - - 3ème 4ème
11 Tchèquie CN - - - - 3ème 4ème
12 Suisse CN - - - - 3ème 4ème
13 Pays-Bas - - - - - CN 3ème, 4ème
14 Grèce - - - - - CN 3ème, 4ème
15 Autriche - - - - - CN 3ème, 4ème
  ...              
Clubs reversés des
TP de C1
Barrages (x6)
TP3 NC (x4)
TP3 CH
(x6)
TP2 CH
(x10)
TP1 CH
(x20)
- TP2 NC
(x3)
-

CN = vainqueur de la Coupe Nationale
CL = vainqueur de la Coupe de la Ligue (uniquement en Angleterre et en France)

Si un vainqueur de Coupe est qualifié pour la Ligue des Champions via son championnat, il est remplacé par le club non-européen le mieux classé de son championnat.

Si un club qualifié pour la Ligue Europa via son championnat obtient une place pour la Ligue des Champions en remportant une compétition européenne, il n'est pas remplacé dans la liste d'accès de la Ligue Europa par un autre club de son championnat.

Les coefficients UEFA vont être (légèrement) simplifiés

Élément-clé dans le fonctionnement des compétitions européennes, les coefficients UEFA des clubs vont voir leur méthode de calcul évoluer l'année prochaine. Le principe restera identique, à savoir compter les points remportés sur un total de cinq saisons selon un barème qui avait été détaillé ici même il y a plusieurs mois.

Mais alors que chaque club se voyait ajouter 20% du coefficient du pays pour lequel il concourait, il devra se contenter dorénavant des points qu'il aura obtenu lui-même. Cette simplification sera favorable aux meilleurs clubs de championnats modestes, qui perdront suite à cette refonte moins de points que les clubs moyens de championnats plus relevés.

Concrètement, l'AS Monaco qui aurait compté 64,383 points avec l'ancienne méthode sur la période 2013-2018, n'en a avec la nouvelle que 55. Elle perd le bénéfice des 20% du coefficient français : 46,915/5 = 9,383. Ce changement n'a toutefois aucune influence sur son classement UEFA. En effet, elle est dépassée par le FC Bâle qui passe de 61 à 56 points mais double l'AC Fiorentina qui chute de 66,183 à 54 points.

Les 20% du coefficient UEFA du pays autrefois inclus dans le coefficient des clubs constitueront toutefois un minimum pour chacun. Les clubs n'ayant pas gagné suffisamment de points se verront attribuer le cinquième des points de leur pays. Par exemple les Girondins de Bordeaux, qui n'ont totalisé que 7 points entre 2013 et 2018, auraient pour indice 9,383 points s'ils se qualifient pour la saison européenne 2018/2019 (un peu plus en réalité, en fonction des résultats français cette année).

Le coefficient UEFA des pays, qui détermine les quotas de places dans les compétitions, n'est pas du tout impacté par ce changement. Il sera toujours constitué de la somme sur cinq saisons des points rapportés par chacun de ses clubs, divisé par le nombre de clubs en lice sur une saison.

Un autre coefficient des clubs fait son apparition. Calculé sur une période de dix ans au lieu de cinq, et incluant des bonus de palmarès, il n'aura une influence que sur l'aspect financier des compétitions, et non sur le sportif comme cela avait été pressenti dans un premier temps.

Les clubs historiques favorisés dans le partage des droits TV

Le dernier changement majeur annoncé l'année dernière concerne la réforme de la redistribution des droits télévisuels. Toujours dans le but de satisfaire aux exigences de l'ECA et de quelques-uns de ses membres ayant un passé glorieux mais un présent moins reluisant, l'UEFA va changer sa méthode de répartition.

Si elle n'a pas indiqué comment elle allait procéder précisément, l'association européenne de football a déjà annoncé que 30% des gains de la Ligue des Champions et 15% de ceux de la Ligue Europa seront attribués en fonction d'un nouveau coefficient favorisant les performances passées.

Dans le détail, cet « indice financier » sera donc calculé sur les dix dernières années, avec le même barème de base que l'indice UEFA des clubs classiques. Mais en plus des différents points de performances cumulés sur cette période, on y ajoute un bonus lié aux titres européens remportés par chaque club depuis 1955 :

  • 12 points pour un titre de C1 lors des 5 dernières saisons ;
  • 8 points pour un titre de C1 depuis 1992/1993 ;
  • 4 points pour un titre de C1 avant 1992/1993 ;
  • 3 points pour un titre de C3 lors des 5 dernières saisons ;
  • 2 points pour un titre de C2/C3 depuis 1992/1993 ;
  • 1 point pour un titre de C2/C3 avant 1992/1993.

L'AS Monaco se verrait ainsi défavoriser dans ce calcul. Etant donné qu'elle a été complètement absente sur l'échelle européenne entre 2008 et 2013, son coefficient sur dix ans est le même que celui sur cinq : 55 points. Elle marquerait moins de points que des clubs moins performants mais plus réguliers à ce niveau tels Fenerbahçe (63 pts) ou Salzbourg (59 pts).

Par ailleurs, l'Olympique de Marseille se verrait être crédité de 8 pts de façon permanente pour son titre de 1993. De même, le Real Madrid (86 pts), le FC Barcelone (45 pts), l'AC Milan (42 pts) ou encore l'Ajax Amsterdam (22 pts) obtiendraient de nombreux points de palmarès. Avec un total de 140,5 points, les Milanais auraient de cette façon un meilleur indice que Manchester City (137 pts dont 1 de palmarès), beaucoup plus performant ces dernières saisons.

Quelle incidence auraient eu ces changements cette année ?

Toutes ces évolutions auront à coup sûr un impact sur le déroulement des compétitions européennes dans les années à venir, en particulier sur la Ligue des Champions.

Si elle avait été appliquée dès cette saison, la réforme aurait envoyé Séville, Liverpool, Naples, Hoffenheim (éliminé en barrages) mais aussi l'Atalanta (non-qualifiée) directement en phase de poules. A l'inverse Besiktas et le FC Bâle auraient dû disputer les barrages.

Dans la voie des non-champions, l'OGC Nice n'aurait eu pour adversaires principaux que l'Ajax et le Dinamo Kiev, deux clubs qui n'ont pas passé le TP3 dans la formule actuelle. Par ailleurs l'APOEL et Maribor n'auraient pas été tête de série en barrages, auraient donc été virtuellement éliminés et remplacés dans le chapeau 4 par Hoffenheim et l'Atalanta.

En Ligue Europa, l'Olympique de Marseille n'aurait pas eu à passer par Ostende et Domzale pour se qualifier. Les Girondins de Bordeaux auraient en revanche dû commencer leur saison encore plus tôt, au TP2. Cela n'aurait probablement pas amélioré leurs performances puisqu'ils ont été sortis dès le TP3 cet été.

Si l'on appliquait le nouveau calcul des coefficients UEFA sur la période 2012-2017 aux clubs en lice pour la Ligue des Champions, les chapeaux du tirage de la phase de poules n'auraient pas été beaucoup impactés. On aurait juste vu le Celtic être mieux classé que Besiktas, et donc dans le chapeau 3 en remplacement des Turcs.

Enfin concernant la question financière, le nouveau calcul ne ferait pas du tout l'affaire du club de la Principauté. Parmi les 32 participants à la Ligue des Champions 2017/18, l'ASM possède la 19ème coefficient UEFA sur une période de 5 ans. Elle se retrouverait seulement 27ème sur 10 ans, dépassée par le CSKA Moscou, Anderlecht, le Sporting, l'AS Rome, Besiktas, le Celtic et l'APOEL.

Ce qu'il faut retenir : 4 superpuissances mais la France n'est pas laissée-pour-compte

La nouvelle formule des compétitions européennes avantage très clairement l'Espagne, l'Allemagne, l'Angleterre et l'Italie, qui disposeront chacun de quatre qualifiés directs pour la Ligue des Champions et de deux pour la Ligue Europa (+ un au TP2 de cette dernière). Le fossé peut paraître toutefois moins grand que prévu pour la France, qui se situe au cinquième rang UEFA. 

Jusqu'à aujourd'hui la Ligue 1 avait un minimum de trois clubs encore en lice en Europe à l'automne si tous les autres étaient éliminés lors des tours préliminaires : deux en C1 et un en C3. A partir de 2018 ce seuil passera à cinq, avec le troisième du championnat possiblement qualifié directement pour la C1 et dans le pire des cas reversé en phase de poules de la C3.

Cette nouvelle configuration assurera donc un minimum de six matchs européens pour cinq équipes françaises, soit autant de possibilités de marquer des points UEFA. Le risque d'avoir un club éliminé tôt dans la saison est également réduit avec plus qu'un seul représentant aux tours préliminaire de la Ligue Europa, contre deux encore cette année.

Si l'écart avec l'Italie est impossible à combler dans les deux années à venir, il est envisageable de se détacher plus nettement de la Russie et du Portugal, respectivement sixième et septième nations européennes. À l'AS Monaco, au Paris-SG, à l'OGC Nice, à l'Olympique Lyonnais et à l'Olympique de Marseille de briller cette saison pour permettre à la France de conserver son rang !

 

Les informations de cet article sont issues des travaux de Bert Kassies ainsi évidemment que des publications officielles de l'UEFA.


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