Bakayoko : « On ne va pas se cacher, on veut finir champions ! »

Joueurs / 21/02/2017 - 17h17 / Par Ervan C.
  


Avant de défier Manchester City dans la plus grande des compétitions européennes, Tiémoué Bakayoko a accordé un entretien au Parisien. Né dans la Ville Lumière, le Franco-Ivoirien fait de ses racines une fierté et une raison d'avancer. Extraits.

Ayant vu le jour dans le quatorzième arrondissement - c'est pourquoi il porte le n°14 - Bakayoko a connu une enfance heureuse, marquée par la passion du football qu'il entretenait avec son frère Soualio. Recalé par l'INF Clairefontaine en raison de ses résultats scolaires, le milieu de terrain avait finalement pris, à 14 ans, la direction du Stade Rennais. Il était pourtant convoité par le PSG, son club de cœur, mais son entourage avait été séduit par le centre de formation breton, depuis longtemps considéré comme l'un des meilleurs de l'Hexagone.

Alors qu'il effectue sa troisième saison à Monaco, Tiémoué Bakayoko livre enfin des performances à la hauteur de son potentiel. Après deux premières années compliquées, il a décidé de s'entourer d'un coach mental et d'un préparateur physique. Une décision salutaire : « J'ai eu besoin d'eux, car peut-être que je n'en faisais pas assez. On a parlé de mon jeu et de ma vie personnelle, et ensuite on a mis des choses en place. Je peux montrer mon potentiel car j'enchaîne les matches. J'ai passé un cap, mais j'en ai encore sous la semelle ». L'une des raisons de sa bonne forme ? Son association avec Fabinho, avec lequel il forme un duo très complémentaire : « Avec Fabinho, c'est fusionnel ! On s'apprécie sur et en dehors du terrain. Pendant les matches, s'il tente quelque chose, je vais être là pour compenser. Nous sommes un rouleau compresseur. » Un rouleau compresseur, c'est ce qui pourrait définir l'ASM version 2016/2017, efficace des deux côtés du terrain et leader de Ligue 1. Ne pas finir à la première place serait donc un échec ? « C'est une évidence ! On ne va pas se cacher en racontant des salades, en disant que Paris va gagner le championnat. Aujourd'hui, on est bien placés et on veut finir champions ! »

L'équipe princière brille sous l'impulsion de ses éléments offensifs, mais ne serait pas si régulière sans ses joueurs de l'ombre, et notamment Bakayoko : « On a été souvent critiqués sur notre manière de jouer ces deux dernières saisons mais, aujourd'hui, tout le monde loue notre style et notre efficacité, avec la meilleure attaque d'Europe (108 buts toutes compétitions confondues, ndlr). Moi, j'ai un rôle plus discret, mais je suis très bien dans l'ombre ». Sous contrat jusqu'en 2019, le jeune milieu a récemment refusé une offre de prolongation, et il est déjà très courtisé… : « Je suis très heureux à Monaco. Ce club m'a beaucoup apporté. Aujourd'hui, je veux me concentrer sur cette saison. Après, on verra. J'espère que je signerai dans un grand club ». Se pourrait-il que ce soit le Paris Saint-Germain ? « Je suis né et j'ai vécu toute ma jeunesse à Paris. Si l'opportunité se présente, je ne refuserais pas de signer au PSG, mais je n'ai que 22 ans. Et je me sens très bien à Monaco. »

Pour finir, il s'est exprimé sur son avenir international, et le choix qu'il pourrait avoir à faire entre les Bleus et les Eléphants : « Beaucoup de choses entrent en ligne de compte. Je suis encore dans la réflexion. [...] J'attache beaucoup d'importance au maillot bleu. J'ai eu la chance de participer à la Coupe du Monde des moins de 17 ans au Mexique où on avait atteint les quarts de finale. Chanter La Marseillaise dans un stade te procure des frissons ». Mais avant que la sélection de Yaya Touré n'obtienne ses faveurs, Tiémoué Bakayoko pourrait être enrôlé par Didier Deschamps, et ce dès le mois de mars prochain : « Je devrais alors réfléchir très vite. Tout le monde n'a pas la chance de jouer avec les Bleus. Quand tu désires connaître le niveau international, certains ont la possibilité de porter les couleurs du pays de leur parent. C'est mon cas. On peut aimer deux pays. Moi, ça fait partie de mon histoire. Après tu fais un choix. J'aimerais disputer une Coupe de monde, si possible dès 2018. »

Le Parisien

 

Tiémoué Bakayoko


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