Et maintenant Paris

Tableau Noir / 26/01/2017 - 00h39 / Par Geoffroy B.
  


Alors que l'ASM disputait sa 35ème rencontre de la saison, plus que tout autre club français, l'ambition asémiste était simple : vaincre. Pour ce faire, il fallait se défaire de Lorrains en réussite qui restaient sur 7 rencontres, toute compétitions confondues, sans défaite. Avant le choc face à Paris ce dimanche, l'AS Monaco pouvait retrouver une nouvelle fois le club de la capitale en finale de la Coupe de la Ligue, à Lyon, en cas de succès.

Une triste rencontre

Nancy, malgré tout l'humour de son entraîneur, venait avec de sérieuses ambitions. Face à un 4-3-3 où Vincent Muratori était capitaine, Leonardo Jardim proposait son traditionnel 4-4-2 maintenant bien huilé. Sur une pelouse outrageusement (volontairement ?) arrosée, les glissades s’enchaînaient. Mais l'histoire avec un petit « h » retiendra que ce n'est pas une glissade qui fera basculer la rencontre.

Guy-Roland Ndy Assembé portait le maillot vert de Subasic pour un impromptu souci de logistique côté Nancy ou un excès de zèle du corps arbitral, c'est selon. Cette offrande, où l'écusson monégasque était à peine dissimulé, est très loin de lui avoir porté chance. Fautif sur l'unique but de la rencontre, il peut également en vouloir à ses coéquipiers, deuxième plus mauvaise attaque de Ligue 1, qui ont vendangé moultes occasions franches.

Équipe presque type pas top

Subasic : Auteur d’un sortie chanceuse et peu académique à la 27ème. Il a souvent recherché la vitesse de Mbappé par ses longs dégagements. L'international croate a été peu sollicité durant cette demi-finale et les attaquants adverses ont été suffisamment maladroits pour ne pas trop l'inquiéter.

Touré : Une fois n'est pas coutume, bien plus offensif que Sidibé. Toujours calme, serein, tranquille, il est auteur de belles accélérations (11ème) n'aboutissant malheureusement pas. Encore des progrès à faire sur ses centres.

Raggi : Quelques bonnes couvertures (à la 5ème notamment), il est loin d'avoir été impérial dans les airs mais c'est surtout dans les duels qu'il est à blâmer (52ème dans la surface). L'Italien sait motiver ses troupes, c'est déjà ça...

Jemerson : Affaibli lors d'un choc en première période (21ème), il a pourtant évolué le reste du temps le genou emmitouflé de bandages. Il est "So Brazil" avec sa passe quasi-décisive sur le but du tigre colombien. Orphelin de Glik, il a fait son match.

Sidibé : A la peine face à Dia qui débordait systématiquement sur son côté en début de rencontre, il est auteur d'une belle frappe (49ème) et d'un précieux sauvetage (70ème). Ses trois poumons sont toujours là mais il ne les a pas trop mis à contribution dans cette rencontre à faible intensité.

Silva : On a peu vu Bernardo Silva malgré quelques rares éclairs laissant entrevoir sa technique hors pair. Il avait peut-être déjà en tête l'affiche de dimanche face à Paris. Son petit brin de folie a fait défaut dans cette partie. Remplacé par Fabinho (68ème).

Moutinho : Fautif sur une perte de balle qui amène le télescopage entre Dalé, Raggi et Jemerson (21ème), il a également écopé d'un carton jaune sur une faute "intelligente" pour éviter un contre nancéien (62ème). Le champion d'Europe a déclenché de belles ouvertures en profondeur mais globalement sa prestation reste terne.

Bakayoko : A l'image de son équipe, il n'a pas été particulièrement brillant. Face au défi physique imposé par ses adversaires, il a répondu présent. Principalement associé à Fabinho cette saison, c'est peut-être son manque d'affinités ou d'automatismes avec son remplaçant qui ne lui a pas permis d'être davantage à son avantage.

Lemar : Filou sur un centre-tir (31ème), précis sur coup-franc (35ème), puissant sur ses frappes (45ème), on a pu apprécier la panoplie complète de l'international français. Le milieu de terrain est bien meilleur du pied gauche, c'est certain, en témoigne sa frappe du pied droit hors cadre (78ème).

Falcao : Malgré un nombre d'occasions famélique, il est tout heureux de profiter d'une erreur improbable du portier adverse dans les derniers instants de la première mi-temps. En véritable renard, il fait ce qu'on lui demande : être décisif. Remplacé par Germain (75ème) tout proche d'inscrire son but (79ème).

Mbappé : L'attaquant a souffert en début de match, ne semblant pas dans son assiette. Très remuant, il a mis le feu lors de trop rares incursions (8ème). Étonnamment remplacé par Benjamin Mendy (87ème)

Seule la victoire finale sera belle mais, en attendant, il fallait franchir l'obstacle nancéien. Après une délicate qualification face à Sochaux, les Monégasques sont parvenus à éliminer Nancy. Le 1er avril (ça ne s'invente pas !), Jean-Michel Aulas pourra admirer une finale de premier choix, dans son stade, entre ses deux meilleurs ennemis du moment : Paris et Monaco.

Daghe Munegu !


 
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