Florian Fieschi, un journaliste au coeur du Rocher

Interview / 08/04/2016 - 17h08 / Par Rémi V.
  


Florian Fieschi est le correspondant du journal Le Parisien en Principauté depuis l’arrivée de la nouvelle direction de l’AS Monaco. A l’heure où le club princier attaque un sprint final crucial en Ligue 1, Planete-ASM est allé à sa rencontre. L’occasion d’évoquer le contexte médiatique du club mais également la stratégie de l’ASM, son organisation et ses joueurs. Entretien fleuve avec un journaliste au cœur du Rocher.

Bonjour Florian, comment êtes-vous devenu journaliste en charge de l’ASM ?
Tout d'abord, j’ai commencé à travailler à Paris pour RMC, sur tous les sports. Après m’être formé sur ce média, j’ai rejoint le quotidien Le Parisien qui avait manifesté un intérêt pour l’ASM suite à la remontée du club en Ligue 1. C’est comme ça que je suis devenu correspondant du Parisien en Principauté. Aujourd‘hui, j’assiste à quasiment tous les matches de l’ASM, sauf quand le journal ne souhaite pas couvrir une rencontre de moindre importance.

Aviez-vous une affinité pour ce club ?
Je n’ai pas particulièrement d’affinité avec l’ASM. Avant mon arrivée au Parisien, c’était même un club que je connaissais assez peu. Comme tout le monde, j’avais apprécié leur parcours en 2004. J’étais déjà venu à Louis-II voir des gros matches, comme Marseille/Monaco, mais je n’ai jamais particulièrement suivi le club. Je l’ai véritablement découvert à partir de la remontée en Ligue 1 sous l’égide de cette nouvelle direction.

En tant que journaliste, est-ce difficile de suivre l’ASM , un club que l’on sait très secret ?
Monaco est effectivement un club particulier à suivre, très secret, où rien ne se dit. Dans les points presse officiels, il y a peu de contenu exploitable parce que ni les joueurs, ni Jardim ne jouent ce jeu-là. Pour suivre le club, pour être informé, on ne peut se limiter aux conférences. C’est donc un fonctionnement différent, parce que l’on doit travailler surtout avec les agents, qui sont au courant de beaucoup de choses au sein de l’ASM. Le club est parfois un peu méfiant vis-à-vis des médias donc c’est en coulisses que je récupère la majorité des petites informations qui permettent de mieux appréhender le fonctionnement de l’AS Monaco. C’est vraiment un club spécifique comme le montre l’arrivée de Makelele, qui prend une place importante dans l’organigramme, et que personne n’avait vu venir avant l’officialisation. Même au sein du club, certaines personnes ont eu l’impression d’être mises devant le fait accompli. C’est très particulier. Malgré tout, l’ASM reste tout à fait correcte avec les journalistes même s'ils nous laissent peu d’ouvertures. Il y a quelques échanges mais les demandes d’interviews sont assez compliquées à aboutir.

En tant que journaliste, qu’est-ce qui vous marque particulièrement dans ce club ?
Ce qui me plait à l’ASM, par rapport à d’autres clubs français, notamment Marseille que je suis un peu, c’est la chaîne de commandement. C’est un modèle d’organisation, notamment sur l’aspect du recrutement. Dans certains clubs français, le recrutement se fait selon les choix du président, dans d’autres, il est à l’initiative de l’entraîneur. Il n’y a pas forcément différents niveaux de décisions. A l’ASM, il y a un grand nombre de personnes qui travaillent dans ce secteur et dans une organisation parfaitement définie.

Schématiquement, les scouts de l’ASM vont sur le terrain, à travers le monde, pour observer les recrues potentielles et transmettent ensuite leur rapport à Luis Campos qui regarde, juge le joueur et propose un montage pour une éventuelle transaction s’il est convaincu du potentiel de la cible. Vadim Vasilyev intervient en dernier ressort, notamment sur l’aspect financier de l’opération. C’est toujours lui le décisionnaire final, mais il reste dans son domaine de compétences : le financier et la négociation. Quand vous regardez la gestion du marché des transferts de l’Olympique de Marseille et le rôle de Vincent Labrune, qui choisit quasiment la moitié des joueurs, cela n’a rien à voir. L’ASM dispose d’une véritable organisation où chacun reste dans sa sphère de compétences.

De manière générale, je dirai que le club fonctionne de manière très sophistiquée, que ce soit au niveau du processus de décisions, du recrutement à l’international ou de la formation. L’ASM s’est dotée d’une organisation très moderne, contrairement à certains clubs où le pouvoir de décision ne repose que sur un ou deux hommes.

Plus précisément, que pensez-vous de Luis Campos au recrutement ?
Luis Campos gère ce domaine à merveille et, pour l’avoir rencontré, c’est quelqu’un qui a beaucoup de caractère. Il est brillant, propose beaucoup d’idées, parle de nombreuses langues et maîtrise parfaitement les réseaux du football moderne. C’est le propre d’un bon recruteur : avoir des yeux et des oreilles dans un maximum d’endroits. Il est passionné par ce travail, c’est vraiment sa sphère de compétences maintenant que les rôles ont été redéfinis et qu’il s’est éloigné du terrain.

Vous suivez les joueurs de l’ASM depuis un certain temps. Est-ce que certains sortent du lot pour vous ?
Sans véritablement les connaître personnellement, à travers l’observation et ce que certains dirigeants ou agents peuvent en dire, il y a quelques personnalités fortes qui ressortent au sein du groupe. Quelqu’un comme Danijel Subasic est énormément respecté et écouté dans le club. Je pense aussi à Bernardo Silva, un garçon très intelligent, qui a tout de suite compris comment le club fonctionnait et qui s’est parfaitement adapté. Je rajouterais Ricardo Carvalho, qui, à 38 ans, enchaîne les matches et s’apprête à disputer l’Euro avec sa sélection. Un très grand professionnel et un exemple pour les jeunes. Fabinho est très important aussi parce qu’il est là depuis 3 ans et, malgré son jeune âge, il commence à avoir de l’expérience et a également beaucoup de personnalité. Il compte dans ce groupe.

Je souhaiterais d’ailleurs souligner un aspect un peu regrettable dans la communication de l’ASM, c’est que le club ne met pas assez en avant ces personnalités qui mériteraient d’être connues et valorisées. Quand Jardim dit que personne ne s’intéresse à l’ASM en Ligue 1, c’est aussi dû à la discrétion du club dans les médias, le fait qu’il soit un peu fermé aux journalistes. Je pense que le public français qui suit la Ligue 1 serait étonné de découvrir ces personnalités, qui sont vraiment des personnalités fortes de notre championnat. En 2004, à travers l’épopée en Ligue des Champions, des joueurs comme Giuly, RothenEvraMorientes étaient bien plus mis en lumière, et les supporters français les appréciaient au travers des médias et de leurs performances. J’ai le sentiment que, cette saison, même si l’AS Monaco finit 2ème, il y aura eu une incompréhension entre la France du football et le club qui a tendance à rester un peu sur son Rocher, et cela n’est pas seulement dû au style de jeu de l’équipe sur le terrain.

Quelle est l’ambiance au sein de ce groupe très cosmopolite ?
Ce groupe fonctionne par affinités. Les Portugais et les Brésiliens ont naturellement tendance à plus rester ensemble. La colonie lusophone a été un atout très important pour faire venir Jemerson en Principauté par exemple. Cela facilite son intégration, notamment quand un leader de vestiaire comme Ricardo Carvalho vient vous accueillir. Les jeunes français avec Lemar, Bahlouli, Bakayoko sont également assez proches. Du coup, un joueur comme Nabil Dirar tient une place très importante dans ce groupe car il fait le lien entre toutes ces communautés et les différentes générations. Il est essentiel parce que parfois il peut y avoir des incompréhensions, ce n’est pas toujours facile de se comprendre et Nabil fait cette transition.

Les joueurs sont-ils gênés par le contexte feutré de la Principauté et du stade ?
Cela a pu poser problème à certains qui ont été surpris et ne sont pas parvenus à s’adapter. C’est notamment le cas d’El Shaarawy et de Falcao qui étaient un peu bloqués par cette particularité monégasque. De manière générale, il ne faut pas oublier que les joueurs ont un engagement à respecter avec l’AS Monaco, que ce sont des professionnels. A ce titre, Moutinho est un bon exemple car sans être extraordinaire, il a honoré cet engagement et a prouvé à quelques reprises que l’on pouvait compter sur lui. Les dirigeants sont bien conscients de cette situation, c’est pourquoi Luis Campos motivait parfois les troupes la saison passée. Peut-être que Claude Makelele sera amené à reprendre ce rôle la saison prochaine. Il en aura la légitimité au vu de sa carrière.

Quel est votre avis sur l’entraîneur de l’ASM ?
Jardim, après avoir été surpris par le premier mercato, a très vite compris le mode de fonctionnement du club et sa fonction qui consiste en trois axes : en premier lieu, il n’est pas décisionnaire sur le recrutement, ensuite il doit avoir des résultats sur le plan sportif et enfin, il a une mission de valorisation des joueurs qu’il a sous ses ordres. La saison dernière, les décideurs du club et notamment le vice-président ont été satisfaits par son travail car il a rempli ces objectifs. Jardim en retire lui-même une certaine fierté, notamment quand il voit où ses joueurs signent après être passés entre ses mains. Il fait tout pour tirer le maximum de ses troupes, et c’est un coach très pragmatique, tout le temps dans l’adaptation. C’est aussi pour cela qu’il y a une certaine incompréhension avec les critiques, car cet aspect du travail de l’entraîneur n’est pas valorisé en France et il est pourtant à la base de la stratégie de l’AS Monaco. Le club dispose d’un véritable « actif joueurs » aujourd’hui. Le développement de cet actif de l’ASM passe également par les prêts de joueurs comme Jessy Pi, Marcel Tisserand et Valère Germain, qui sont valorisés dans d’autres clubs. Tout cela représente une grosse partie du budget de l’ASM.

Quel sera l’avenir de ce contingent de joueurs prêtés ?
En ce moment, les dirigeants, notamment Claude Makelele, rencontrent les nombreux joueurs prêtés et leur agent pour faire le point sur la saison et discuter de leur avenir. C’est quelque chose qui est important pour l’ASM, il y a d’ailleurs une personne au club en charge du suivi des joueurs prêtés et des scouts qui vont régulièrement les observer. Pour le cas des joueurs arrivés la saison dernière et partis en prêt cet hiver (Rony Lopes, Boschilia), ils représentent un investissement que l’ASM va essayer de rentabiliser, et je pense qu’ils feront partie de l’effectif la saison prochaine.

Je vois bien Marcel Tisserand également intégrer le groupe après deux saisons en Ligue 1 à Toulouse. Cela me paraît plus compliqué pour Valère Germain qui pourrait vouloir s’inscrire dans la durée dans un club. Des joueurs comme Pi et Abdou Diallo ont aussi montré des choses cette saison. En tout cas, le prêt est un aspect important de la stratégie de valorisation des joueurs de l’ASM. Les joueurs ne sont pas envoyés n’importe où.

Même quand on envoie deux jeunes en 2ème division portugaise ?
Varzim est un club dans le réseau de Luis Campos, et vous voyez aujourd’hui que Gil Dias et Tafsir Chérif y jouent régulièrement. Les dirigeants essaient vraiment d’envoyer les joueurs dans des clubs qui pourront les faire progresser. C’est essentiel pour Monaco qui compte énormément de professionnels sous contrat.

Pourquoi prolonger des joueurs comme Tisserand, Germain, Chérif avant de les prêter ?
C’est encore une fois pour tenter de valoriser les actifs. Les dirigeants ont conscience que des joueurs peuvent se révéler tardivement, l’exemple de Mounir Obbadi est parlant. Pour comparer encore une fois avec l’OM, il s’agit d’éviter que des joueurs arrivent en fin de contrat et partent gratuitement alors qu’ils pourraient représenter une valeur. Par ces prolongations, l’ASM verrouille les contrats et se sécurise si ces joueurs explosent ailleurs. Et depuis le démarrage de ce nouveau projet, on voit bien qu’aucun joueur n’a quitté Monaco gratuitement pour exploser ailleurs.

Par le biais de ces prêts, l’ASM met aussi en lumière son centre de formation….
Pour moi, l’ASM possède le meilleur centre de formation en France. En plus d’avoir du talent, les jeunes de l’ASM sont également bien structurés. L’accompagnement de l’ASM auprès de ces jeunes est remarquable, au niveau du football et aussi au niveau de l’éducation, de la pédagogie. Les formateurs sont passionnés, et réalisent un boulot extraordinaire. En plus de cela, l’intégration d’étrangers dans les catégories de formation comme Leonardo Rocha Miramar ou Fran Alvarez montre que le recrutement de jeunes est ouvert sur le monde, même au niveau des très jeunes joueurs. C’est également la possibilité pour les jeunes français d’évoluer aux côtés de jeunes qui ne parlent pas la même langue, et qui n’ont pas forcément la même approche du football. C’est une expérience intéressante pour eux aussi.

Le centre de formation est vraiment au cœur du projet des dirigeants. Ils ont tout à fait conscience qu’historiquement, la formation est une grande tradition monégasque. Le nombre de professionnels jouant en Ligue 1 ou en Ligue 2 formés à Monaco le prouve.

Récemment, vous avez laissé entendre que la direction du centre pourrait changer.
Il y a effectivement des personnes en fin de contrat, dont Nicolas Weber, le directeur du centre, et Souleymane Cissé, le coach de la CFA. Des réunions sont prévues très prochainement pour envisager l’avenir de ces employés de l’AS Monaco. Le travail effectué sur la formation est exceptionnel à l’ASM : les U17 marchent bien, les U19 aussi, ils sont en 1/2 de Gambardella. Si la direction du centre doit changer, ce ne sera pas pour des raisons sportives, parce que les résultats sont très bons. De plus, il y a une bonne complicité entre Jardim et Cissé, la communication est excellente entre l’équipe pro et la réserve, ce qui n’est pas forcément le cas partout.

Quels joueurs sont susceptibles de rejoindre l’équipe professionnelle dans un avenir proche ?
Je pense à Mehdi Beneddine, un défenseur latéral de grand talent. Il avait été appelé dans le groupe à plusieurs reprises par Jardim l’an dernier. Il y a aussi Kévin Ndoram qui possède de très belles qualités de relance mais qui doit un peu progresser dans son approche des duels. En U19, j’ai vu plusieurs matches d’un joueur surclassé, Nabil Alioui, qui marque beaucoup de buts dans cette catégorie. C’est un jeune à suivre pour les prochaines années.

Parlons de l’équipe maintenant. Est-ce que les critiques sur la qualité de jeu touchent les dirigeants ?
Oui, forcément car cela écorne l’image de l’AS Monaco, qui est une vitrine pour la Principauté. Le Prince voudrait aussi que l’équipe affiche un jeu plus chatoyant. Mais dans le nouveau projet de l’AS Monaco, le plus important est de jouer la Ligue des Champions chaque année. C’est fondamental. La qualité de jeu passe après cet objectif qui peut permettre de revivre des matches comme ceux contre le Zenith, à l’Emirates ou un 1/4 de finale de C1, pendant lesquels les fans de l’ASM ont dû vibrer. Moi-même, à titre personnel, je préfère couvrir ce genre de match suivi par toute la France du football plutôt que des rencontres de Coupe de la Ligue.

Pour revenir sur les critiques, il ne faut pas oublier qu’en dehors du PSG, l’ASM est la seule équipe française à avoir réussi à exister en Ligue des Champions ces dernières années. L’ASM est plus respectée que les autres clubs français à l’échelle européenne et c’est aussi le résultat du travail des dirigeants et de l’entraîneur. Je comprends tout de même la frustration des supporters au niveau de la qualité des matches. Même les joueurs sont parfois frustrés de cela, mais ils ont bien compris que l’objectif était la C1 avant tout. Jardim est conscient de cela également.

Y a-t-il des joueurs qui vous ont marqué cette année sur le terrain ?
En dehors de Lemar, j’ai été étonné par Helder Costa, arrivé sur la pointe des pieds, et qui a réussi à se montrer au niveau, en respectant les consignes de Jardim. Pour moi, la véritable révélation, que je connais depuis un petit moment parce que je vais régulièrement voir les U17 et les U19 nationaux, c’est Kylian Mbappe. Il a des qualités énormes et est très costaud dans sa tête aussi. Quand il est au duel, il ne pose pas la question de savoir qui est le joueur en face de lui. C’est véritablement l’un des tous meilleurs de sa génération. La seule recrue de l’été dernier sur laquelle j’émettrais véritablement une réserve, c’est Guido Carrillo, qui a eu du temps de jeu et dont j’ai eu du mal à déceler un potentiel extraordinaire. J’ai préféré un joueur comme Vagner Love qui offre une palette plus complète et propose plus de possibilités à ses coéquipiers.

Et Bahlouli, que l’on a peu vu cette année ?
C’est un joueur qui a beaucoup de qualités, et qui a été pénalisé par des blessures notamment une pubalgie qui a traîné. C’est un garçon qui peut enflammer le stade Louis-II et qui en plus est très accessible pour les supporters. S’il est dans de bonnes dispositions physiques, il est tout à fait capable de tenir un rôle dans le cœur du jeu, surtout dans le contexte des départs probables de Moutinho et de Silva, très courtisé. Bahlouli a très envie de s’imposer à Monaco et je suis convaincu qu’il aura une carte à jouer l’an prochain. Les dirigeants l’ont recruté parce qu’ils veulent le faire exploser, à l’instar de Thomas Lemar cette année.

Peut-on juger la saison réussie pour les dirigeants si l’ASM finit deuxième malgré les éliminations en coupes nationales et en Europa League ?
Totalement. Depuis l’élimination par le FC Valence en tour préliminaire, la 2ème place est l’objectif ultime des dirigeants. Vadim Vasilyev et l’ensemble de la direction étaient vraiment déçus de ne pas participer à la C1 et ne veulent pas que l’ASM soit absente deux saisons de rang de cette compétition. La participation à la Ligue des Champions est vitale dans le développement du projet de l’AS Monaco.

Si l’ASM est deuxième, à quelle intersaison faut-il s’attendre ?
Il y aura sans doute plus de stabilité cette année. Les joueurs qui sont arrivés l’an dernier ont signé des contrats longs et l’équipe a déjà une ossature en place. La grande priorité du club pour cet été, c’est la défense centrale. Plusieurs personnes travaillent dessus au club. L’idée, c’est de trouver un joueur qui remplace Ricardo Carvalho, capable de stabiliser et de sécuriser la défense et, dans le même temps, de valoriser le prometteur Jemerson. L’ASM va mettre les moyens pour ce recrutement, pas forcément en indemnités de transfert parce qu’ils visent quelqu’un de très expérimenté, peut-être trentenaire. Les dirigeants cherchent un défenseur qui a l’habitude de l’exigence de la Ligue des Champions.

Pour finir, un petit mot sur Planete-ASM et les supporters Rouge & Blanc ?
Je tiens vraiment à saluer les supporters de l'AS Monaco. Ils sont souvent moqués pour leur nombre quand on ne les fait pas passer pour des propriétaires de Ferrari. Moi qui discute avec eux depuis que je travaille sur l’AS Monaco, je trouve que ce sont des gens passionnés, qui ont une bonne connaissance du football et pas seulement de l’ASM. Je les trouve courageux, pour ceux qui font la route et qui viennent de loin dans les Alpes-Maritimes, ils sont toujours présents. Et pour ceux qui habitent loin et remplissent les stades à l'extérieur, je peux vous assurer que les joueurs se souviendront du parcage rouge et blanc de l’Emirates. J’apprécie beaucoup les échanges que je peux avoir avec eux. Qu’ils n’hésitent pas à me poser des questions sur Twitter, je me ferai un plaisir de leur répondre.

Concernant le site, je le connais très bien et je m'y rend régulièrement. L’interface est très lisible, agréable à naviguer, le contenu est pertinent et vous parvenez à être réactifs sur l’actualité. C’est géré de manière très professionnelle pour une initiative bénévole. C'est vraiment un bel outil pour suivre l'ASM.

Toute l'équipe de Planete ASM remercie chaleureusement Florian Fieschi pour sa disponibilité et pour la qualité de l'échange qui nous a permis de mieux appréhender le fonctionnement de l'AS Monaco. Nous le remercions également pour son travail au quotidien autour du club, afin de nous faire bénéficier des informations qu'il glane dans Le Parisien ou directement sur Twitter (@FloFieschi). 


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