Le huis clos avant le Vélodrome...

La reprise de volée / 24/08/2013 - 12h45 / Par R.Pierallini
  


Il y a pas mal d’enseignements à retenir de la rencontre d’hier soir où faute de jeu suffisamment construit et précis l’AS Monaco a été freinée dans son élan estival par une équipe toulousaine venue chercher le nul au moyen d’une défense ultra-renforcée. Dans un stade vide, les rouges et blancs n’ont donc pu contourner l’obstacle. Il reste qu’ils viennent de boucler leur mois d’août avec sept points en trois matches. De quoi aborder le déplacement à Marseille, pour le premier choc de la saison en fin de semaine prochaine dans un vélodrome bouillonnant, avec lucidité, sérénité et espoirs mêlés.

Une fois la température du parvis du stade Louis II prise, constatant qu’une bonne heure avant le match les encombrements du quartier de Fontvieille étaient essentiellement dûs aux retours de plage des éternels estivants, que quelques fervents supporters s’étaient néanmoins manifestés avec courage, il nous fallut se rendre à l’évidence : le huis clos imposé plombait sacrément l’ambiance. Autant rentrer pour visionner le match sur notre poste de télévision.

Tout l’allant freiné par le huis clos ; mais bravo à Toulalan !

Forts de deux précédentes prestations convaincantes à domicile, en amical face à Tottenham puis en championnat face à Montpellier, nous espérions la passe de trois.  Alors, déçus ? Oui et non.

Oui, parce que nous aurions évidemment souhaité voir nos rouges et blancs forcer les verrous imposés par l’adversaire, être plus réaliste au moment du geste décisif, plus précis sur les centres ou les coups francs pour déstabiliser un bloc compact et bien en place. Nous aurions aimé plus de fantaisie et de réalisme à la fois pour engranger les trois points supplémentaires qui nous auraient propulsés vers les sommets.

Non, parce que les raisons de se montrer optimistes l’emportent très largement. La défense, au sein de laquelle Fabinho à droite s’impose à la fois par sa sûreté et son apport collectif, n’a encaissé qu’un seul but en trois rencontres. Toulalan a confirmé être déjà un patron incontesté et talentueux (quel abattage !) sous les yeux du sélectionneur de l’équipe de France qui, attentif, aura constaté aussi combien Abidal en impose. Les occasions que se sont procurés nos attaquants auraient dû se traduire par l’ouverture du score en première période avec moins de fougue et plus de rigueur, et, en attendant Moutinho pour distribuer de meilleurs ballons à Falcao, l’animation offensive a été correcte.

La leçon à tirer de ce match improductif est que seul le réalisme pourra nous sortir de l’ornière à domicile face à des équipes fort peu joueuses. Sous peine sinon de voir ce genre de scénario se répéter. Facile à écrire certes. Mais nul doute que Ranieri et ses joueurs auront tiré les enseignements de ce demi-revers et que le travail tactique sera important aux entraînements dans la semaine qui vient.

Inutile d’épiloguer : un match de football sans public c’est triste. Point final.

Nous savons nos joueurs pleins d’envies et d’allant. Dans l’ambiance survoltée du stade vélodrome, face à des Olympiens soucieux de nous envoyer dans les cordes, nous verrons s’ils ont aussi des nerfs.

Vivement Dimanche !

Daghe Munegu.

Robert Pierallini


 
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