Simone tacle Falcao et la logique sportive du projet de l'ASM

Anciens / 10/10/2014 - 17h37 / Par Florian R.
  


Ancien joueur (1999-2003) puis entraîneur de l'AS Monaco (2011-2012), Marco Simone est revenu, entre autres, sur ces expériences avec le club princier. Dans des propos recueillis par Nice-Matin, il évoque également la situation actuelle du club asémiste et n'épargne pas Dmitry Rybolovlev et Radamel Falcao.

Invité au Sportel, convention dédiée aux sports et aux nouveaux médias au Forum Grimaldi de Monaco (7-10 octobre), l'Italien a évoqué son passage sur le banc monégasque, entre septembre 2011 et juin 2012 : « Ça reste une très belle expérience. C'est aussi le souvenir d'une saison difficile pour l'AS Monaco. Je pense que j'ai entraîné pendant la plus mauvaise période de l'histoire du club. Que ce soit financièrement ou en terme de résultats. Elle m'a laissé des traces importantes. Ça m'a fait progresser dans un sens. Mais ce que je regrette, c'est que même en ayant fait le travail que m'avait demandé le président, il n'y a pas eu de suite... ». Il complète son propos : « Ce n'est pas parce qu'il y avait une absence de résultats qu'on m'a remplacé à la fin de la saison. [...]. C'est parce que les dirigeants n'avaient pas la logique et la connaissance du football ».

Remplacé par Claudio Ranieri à l'été 2012, Simone affirme que son compatriote « a vécu la même chose » que lui : « Il a eu de meilleurs résultats que moi, on a eu tous les deux le même destin. Car il n'y a jamais eu de logique sportive dans le projet monégasque », a déclaré le natif de Castellanza. 

Pour l'homme de 45 ans, Dmitry Rybolovlev, président de l'ASM, ne connaît pas grand-chose au football : « Vous savez, si on parle de politique avec quelqu'un alors qu'on connaît très bien la politique, il est très facile de se rendre compte si la personne sait vraiment de quoi elle parle. Dans le football, c'est la même chose. On arrive à comprendre très vite à qui on a affaire. Moi j'ai compris... ».

En tout cas, et malgré le revirement de stratégie du club monégasque opéré depuis la fin de l'été, l'ancien attaquant du Milan AC ne s'inquiète pas : « Monaco a gardé le même président qui a encore de gros moyens financiers même si on a l'impression qu'il ne veut plus investir. Au niveau des dirigeants, ces derniers semblent bien connaître le football [...]. Mais la pire des choses serait que tout cela s'arrête brutalement [...]. Si ça arrive, Monaco devra retourner travailler dur comme le club l'a toujours fait », complète-t-il.

Enfin, l'ancien coach de Lausanne (Suisse) égratigne Radamel Falcao, qui a quitté le club de la Principauté pour Manchester United, le 1er septembre dernier : « Quand tu es professionnel et vraiment concentré, tu ne ressens pas le public sur le terrain. Ou disons que s'il y a 80 000 personnes derrière toi, tu le sens....  Je peux comprendre qu'un joueur comme Falcao ait besoin de ressentir le soutien du public. Mais disons que pour moi, je vois plutôt ça comme une excuse. Fallait réfléchir avant de signer. Il suffit de regarder avant, un match de Monaco, pour se rendre compte que le stade est rarement plein ». Interrogé sur le fait que Falcao ait visionné quelques matchs de l'ASM avant d'y signer, Simone enfonce le clou : « Il a juste vu son contrat, ça lui a suffi ».

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