Falcao : « Je dois marquer pour être heureux »

Joueurs / 31/08/2013 - 01h24 / Par Samy K.
  


Dans l'édition du jour de L'Équipe, Radamel Falcao s'est longuement confié au sujet de ses premières semaines passées en tant que joueur de l'AS Monaco, sa découverte du football français, refusant notamment les pronostics sur le futur champion (« Je ne me risque pas à ce jeu là ») et ses sentiments face à l'absence de Ligue des Champions ou face aux nombreuses rumeurs... Extraits :

Comment avez-vous vécu vos deux premiers mois à Monaco ?
Je n'ai pas rencontré de difficulté particulière, mais je suis conscient qu'il faut encore s'améliorer. La barrière de la langue me freine un peu mais d'une façon générale, à cause des nombreuses nationalités, il est difficile de communiquer entre nous.

En signant fin mai, espériez-vous avoir une équipe aussi forte ?
C'était l'idée du président au départ. Planifier et réunir un groupe compétitif, jeune, fort et avec beaucoup d'ambition. Et c'est ce que j'ai trouvé en m'installant ici. Mais ce qui m'a convaincu, ce n'est pas seulement le recrutement, c'est que le président a bâti son équipe en gardant un noyau de joueurs qui, dans un futur proche, seront fondamentaux.

Vous n'avez pas ressenti un pincement au coeur, hier, lors du tirage au sort de la Ligue des Champions, en voyant que l'Atlético Madrid et le FC Porto, allaient s'affronter ?
Si, bien sûr. J'ai toujours eu l'ambition, depuis que je suis arrivé en Europe, de disputer cette compétition. Je mentirais si je disais que ça m'est égal de ne pas le faire. J'en ressens comme un mal-être, mais je connaissais cette donnée avant de venir et j'en assume les conséquences. Au contraire, c'est une source de motivation pour aller décrocher une place qualificative à la fin de la saison.

Quelle impression vous a fait notre Championnat après trois journées ?
C'est un Championnat très compétitif, très physique. Tactiquement, il faut travailler beaucoup. Certains clubs compensent leur petit budget ou le fait de ne pas pouvoir s'offrir des joueurs de talent par le côté physique.

Le match très fermé contre Toulouse et le marquage dont vous avez été l'objet ce jour-là vous laissent-ils croire que ce sera plus difficile que prévu ?
Peut-être... Si nous avions réussi à marquer, tout aurait été différent mais, là, il a fallu batailler. Des matchs comme celui contre Toulouse, on en aura d'autres et je m'attends à avoir des matchs compliqués à disputer.

Pour de nombreux entraîneurs, marquer en L1 est un exercice difficile, y compris pour les vrais buteurs. Aviez-vous déjà entendu cette opinion ?
C'est possible. J'ignorais tout parce que je découvre ce Championnat mais, au bout de trois matchs, j'ai déjà une petite idée. C'est très physique, tactiquement, les équipes sont bien en place et il y a beaucoup de duels. Mails il faut chercher des solutions et essayer de marquer. Je suis là pour ça.

Avec 198 buts inscrits, toutes compétitions confondues, depuis le début de votre carrière, peut-on dire que vous êtes né pour marquer ?
Oui, depuis tout petit, j'ai toujours eu l'ambition du but. Ces qualités que j'ai exploitées, qui se sont parfois transformées en véritable obsession, m'ont aidé dans cette voie. J'ai beaucoup travaillé pour marquer, beaucoup lutté au milieu des défenseurs pour progresser. Je vais être direct, moi, pour être heureux, je dois marquer. C'est une finalité.

Malgré votre taille moyenne (1,77m), vous avez réussi à marquer 77 buts de la tête. Avez-vous un secret ?
Ehhh, non, pardon, je mesure 1,78 m. J'ai toujours ce truc, ce bon tempo en l'air depuis que je suis petit. Je n'ai pas de secret. Après, je ne dis pas que je n'ai pas travaillé ça à l'entraînement. Beaucoup même. Mais oui, mon jeu de tête en surprend plus d'un.

Zlatan Ibrahimovic a marqué 30 buts en L1 la saison dernière. Pensez-vous pouvoir le dépasser cette année ?
Le nombre de buts qu'il a marqué m'est égal. J'essaie d'avoir une exigence personnelle, pas en fonction d'un rival. Mon but est de me défier moi-même, de faire mieux que ce que j'ai déjà fait.

Depuis trois mois, vous devez entendre dire chaque jours que vous avez signé à Monaco pour l'argent. Êtes-vous au dessus de ça ?
Je n'en ai pas eu besoin parce que ça ne m'a jamais dérangé. Chacun prend les décisions qui lui semblent les meilleures, point. Moi, j'ai signé à Monaco sans prêter attention à ce qu'il se disait.

À peine arrivé ici, vous avez été poursuivi par la rumeur : votre âge ne serait pas le vrai, votre envie de quitter Monaco où vous ne seriez pas bien. Comment fait-on pour vivre avec la rumeur ?
On n'est jamais assez blindé. Ça fait toujours mal quelque part. À la tête, au coeur. Depuis que j'ai une certaine réputation, les rumeurs circulent. L'an passé, on m'a prêté une maîtresse... C'est allé dans les coins les plus reculés de mon pays. L'important est d'avoir la confiance de son entourage familial, surtout celui de ma femme.

L'Équipe

 
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