Germain : « 10 buts, c'est le minimum »

Joueurs / 22/08/2012 - 08h52 / Par Maxime H.
  


Dans la lignée de la saison précédente, Valère Germain confirme son talent et se fait une place de plus en plus importante au sein de l'effectif monégasque, malgré un recrutement ambitieux et l'arrivée notamment de Sebastian Ribas. L'Uruguyen n'étant pas encore prêt physiquement, le jeune attaquant formé sur le Rocher a saisi sa chance en délivrant déjà 3 passes décisives et inscrivant 2 buts. Nice-Matin est allé à la rencontre d'un joueur qui a la tête bien sur les épaules, entouré par un père ancien professionnel, et qui souhaite poursuivre sa progression de manière linéaire, « sans brûler les étapes ». Après avoir scoré à 8 reprises l'an dernier, Valère Germain veut marquer au moins 10 buts cette saison, remonter en Ligue 1 et gagner des titres pour se forger un palmarès. Interview :

Valère, racontez-nous votre parcours ?
J'ai débuté le football à Cassis quand mon père jouait à l'OM. Après sa carrière, il est rentré à Orléans, dans sa ville natale. J'ai poursuivi le foot d'abord à l'ASPTT puis à l'USO, en 13 ans. J'ai fait ensuite un essai pour rentrer à l'INF Clairefontaine. Je n'ai pas été pris mais j'ai intégré le centre de préformation de Châteauroux. J'évoluais en même temps en 14 ans Nationaux à la Berrichonne. Puis, on a fait un match amical à Clairefontaine. J'ai fait une bonne prestation et l'AS Monaco, qui me suivait déjà depuis quelque temps par l'intermédiaire de Luc Serajero, le recruteur du club pour la région Centre, m'a appelé. C'était en 2005. J'avais 15 ans et j'ai signé un contrat aspirant de 3 ans.

Votre père a été pro dans les plus grands clubs français (Matra, OM, PSG). Vous vouliez l'imiter ?
Oui. Quand on baigne dans ce milieu-là depuis l'enfance, quand on voit son père faire l'un des plus beaux métiers du monde, ça donne envie.

Vos parents suivent-ils de près votre carrière ?
Oui, bien sûr. Ma mère, qui habite à Cagnes, vient me voir à chaque match à domicile et mon père, qui vit toujours sur Orléans, me suit quasiment à chaque déplacement. On entretient de très bons rapports.

À Monaco, vous avez signé votre premier contrat pro en 2009 mais vous avez seulement joué votre premier match avec l'équipe fanion en mai 2011. Comment expliquez-vous cette éclosion un peu tardive ?
C'est vrai que par rapport à Frédéric Bulot, par exemple, qui est de la même génération, j'ai percé assez tard. Contrairement à lui, je n'ai jamais été sélectionné en équipe de France de jeunes. J'ai eu ma première sélection en Espoirs il y a peu. Je ne m'entraînais pas non plus avec les pros. Mais cela m'a permis de franchir les échelons doucement, sans brûler les étapes.

Vous n'avez jamais douté pendant vos quatre saisons passées en réserve ?
Non, même si j'ai connu une saison un peu difficile quand on est descendu en CFA2. En CFA, Frédéric Barilaro m'avait confié le brassard et je marquais pas mal de buts.

Quel souvenir gardez-vous de ce premier match avec les pros en L1 à Saint-Étienne le 1er mai 2011 ?
Un très bon souvenir dans l'un des plus grands stades de France. Le match était en direct sur Canal + à 21 h. Je suis rentré et j'ai failli marquer pour ma première. Et l'équipe avait fait un bon nul (1-1).

Mais le club est tout de même descendu en L2 à l'issue de la saison...
Oui. C'était dur. Mais pour nous, les jeunes, c'était peut-être un peu une chance car cela nous a permis de gravir plus facilement les échelons.

Avez-vous toujours joué attaquant ?
Avant d'arriver à Monaco, oui. Mais au centre de formation, j'ai joué milieu droit, milieu gauche, milieu défensif et même latéral droit avec Frédéric Barilaro ! Cela ne s'est pas mal passé mais je préfère jouer devant !

Votre papa était, lui, un milieu défensif rugueux, quels sont vos points communs sur le terrain ?
On a la même hargne, la même envie. Par contre, je ne mets pas les tacles qu'il mettait ! (rires)

Comment jugez-vous votre progression depuis la saison dernière ?
Au fil du temps, je me montre plus. Je me sens bien car j'ai la confiance du coach et aussi car j'ai renouvelé mon contrat jusqu'en 2015. Cela prouve que les nouveaux dirigeants comptent sur moi et les jeunes.

La méthode Ranieri ?
Déjà avec Marco Simone, on faisait pas mal de tactique. Là, encore plus ! C'est un peu répétitif mais on s'aperçoit que tout ce que l'on travaille à l'entraînement se retranscrit en match ! Et puis, quand Claudio Ranieri parle, on sent tout de suite qu'il a beaucoup d'expérience. Monaco a fait le bon choix en le recrutant.

Votre objectif personnel après vos 8 buts en 2011-2012 ?
10 buts, c'est le minimum. J'aimerais faire plus.

Devenir pro, c'était un rêve ?
Oui et je suis très content de l'être devenu.

Vos ambitions ?
Retrouver la L1 avec Monaco, gagner des titres. C'est le palmarès qui compte. Et aussi redonner du plaisir aux supporters.

Les Bleus, vous y pensez ?
Je suis déjà très content d'être avec les Espoirs. Je vais continuer à travailler. Ensuite, pourquoi pas ! Tout dépendra de mon parcours à l'ASM et de ce que réalise l'équipe.

Vos meilleurs souvenirs ?
Mon premier match avec les pros à Saint-Étienne en L1. Mais aussi le titre de champion des réserves pros remporté avec le centre de formation en 2008 avec les Mollo, Bakar, Zola, Sagbo. Mon seul trophée. On était une vraie bande de potes, une super génération. Une des meilleures époques que j'ai connue.

Vous aviez déjà un nom. Peut-on dire que vous vous faites désormais un prénom ?
Oui (rires). En tout cas, ma mère m'en parle souvent ! Je prends un peu le relais de mon père. Mais je n'en suis qu'au début !

Nice-Matin

 
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