Park, considéré comme une star dans son pays (© Site officiel de l'ASM FC)
Opération marketing ou véritable apport sportif ? Telle est la question avec l'arrivée de Park Chu-Young, jeune joueur coréen débarquant directement de la K-League aux vertes pelouses de Ligue 1. Présentation du premier asiatique de l'histoire de l'ASM FC, entre gloire et oubli.
Promis dès son plus jeune âge à un avenir brillant, Park Chu-Young, doué d'une intelligence qui impressionne ses parents et professeurs, décide à la grande surprise de ces derniers de se diriger vers le sport de haut niveau.
Né à Daegu le 10 Juillet 1985, c'est en 2004 que son choix va s'avérer payant. Sélectionné pour le Championnat Junior Asiatique, il ramène en Corée le 11ème titre de son histoire dans la catégorie, inscrivant 6 buts et empochant au passage les récompenses de meilleur joueur et soulier d'or du tournoi. Cette fin d'année 2004 consacre définitivement Park puisqu'il est élu meilleur espoir asiatique.
Alors qu'il joue encore pour une équipe de jeunes, celle de Korea University, l'équipe nationale des moins de 21 ans, engagée en coupe de l'amitié, fait appel à lui. Bien lui en a pris, puisque l'attaquant, de plus en plus percutant et complet, terminera la compétition avec 9 réalisations au compteur. Nous sommes alors en Janvier 2005.
C'est après ces coups d'éclats sous le maillot de son pays que le grand espoir décide de rejoindre un club de K-League, le championnat national. Le FC Séoul sera donc la prochaine destination de Park, qui exige de ses employeurs de ne pas le retenir en cas d'offre d'un club européen. Sa première saison est une réussite totale, ponctuée notamment de 18 buts toutes compétitions confondues et des récompenses de meilleur jeune et meilleur buteur.
En juin, le sélectionneur de l'équipe A sud-coréenne choisit de le lancer dans un match de qualification pour la Coupe du Monde 2006 face à l'Ouzbékistan. Nouveau défi relevé avec un but à la clé.
Si l'année 2006 devait être celle de la confirmation, au sein du FC Séoul et avec la Corée du Sud, elle a été celle de toutes les déceptions. Tout d'abord en K-League, où l'explosif avant-centre ne retrouve pas son efficacité de 2005, mais surtout lors de la Coupe du Monde en Allemagne. La compétition se résume pour Park à un seul match, le dernier face à la Suisse, où il est inexistant. La sélection olympique dont il est un des cadres échoue également dans les jeux asiatiques, où il n'aura fait illusion que le temps d'un doublé lors du premier match.
Après une saison à oublier et une remise en question évidente, on retrouve l'habileté et la vivacité du désormais ex-prodige. Park Chu-Young débute parfaitement sa saison en inscrivant 4 buts en 11 matchs, mais va connaitre la première grosse blessure de sa jeune carrière.
Il résulte de cette blessure au pied une saison quasi-blanche aussi bien avec Séoul qu'au niveau international. La Corée du Sud dispute donc la Coupe d'Asie sans son jeune attaquant, qui participera néanmoins à la qualification de sa sélection olympique pour Pékin 2008 en fin d'année. La saison 2007 soulève de nouvelles interrogations sur les capacités de Park, d'autant plus que son statut d'international s'est envolé au profit des attaquants qui ont convaincu le sélectionneur pendant son absence.
2008 doit marquer la renaissance du joueur, très croyant à la manière des joueurs originaires du Brésil (où il a d'ailleurs vécu). C'est peut être cette Foi qui lui permettra de revenir sur le devant de la scène en quelques mois. Malgré des prestations en demi-teinte avec son club, il profite de certaines absences en équipe de Corée pour retrouver le très haut niveau, et inscrire quelques buts déterminants.
Bien installé à nouveau en équipe A coréenne (6 matchs disputés dans les éliminatoires de la prochaine Coupe Du Monde), il intègre aussi la sélection olympique à Pékin pour une décevante élimination dès le premier tour et un bilan d'un but en 3 matchs.
Dans les dernières heures du marché estival 2008, celui que l'on surnomme « le Roberto Baggio asiatique » rejoint le pays de deux de ses modèles, Thierry Henry et Zinedine Zidane.
L'AS Monaco l'accueille pour 2 millions d'euros, un prix certainement négocié selon la promesse de ses dirigeants de le laisser partir vers l'Europe.



3 commentaires
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je l'adore
il est grand et il restera grand sa c'est la recrue !!!
quand tu sera partis on sera tous triste
Je l'aime bien, parce qu'il n'hésite pas a courir, et il est tres en vue sur le terrain un peu comme son homologue park a manchester, il lui manque juste un peu de réussite !