4-0, voilà bien longtemps que Monaco n’avait pas connu une entame de saison aussi prolifique. Retour sur une belle soirée d’été. Impatients ? Nous l’étions de voir notre équipe en compétition. Gâtés ? Nous l’avons été avec quatre jolis buts en quinze minutes. Conquis ? Voire, il faudra encore patienter un peu ! Tels sont les enseignements de ce premier acte de la saison 2012-2013.
Une salve d’applaudissements pour Giuly, fêté par le club et venu saluer les spectateurs, une composition d’équipe pleine de surprises, de bonnes conditions de jeu et une chambrée honorable de 6000 spectateurs : voilà pour la carte postale.
Dès le coup d’envoi, la torpeur estivale s’abattit sur le stade comme sur la pelouse où les joueurs donnaient dans la recherche poussive, approximative et, pour tout dire, assez ennuyeuse. Au moment même où les doutes et les interrogations commençaient à gagner les tribunes, les salves monégasques allaient se multiplier, drues, denses, régulières et talentueuses.
Quatre buts en quinze minutes ! Et pas vilains de surcroît, chacun dans son style. Réunissant ainsi estivants et locaux dans les mêmes sentiments admiratifs. Du culot (Ferreira-Carrasco), du tempérament (Raggi), de la précision (Touré) et de la perséverance (Germain). L’enjeu plié, la seconde mi-temps, marquée par l’expulsion de Blayac, ressemblait alors à une ballade paisible ponctuée par quelques tirs et développements de bonne facture.
Une confiance raisonnable :
Il nous étonnerait fort que Raniéri, dont la forte personnalité a déjà marqué les esprits ici, soit pleinement satisfait de cette première sous les sunlights monégasques. Mais l’impression générale dégagée par nos "Rouge et Blanc" donne dans la satisfaction tranquille, sans certitude absolue toutefois. Rien que de très normal après tout après seulement 90 minutes de jeu. Nous ne verserons donc pas dans l’euphorie béate au terme de ce premier exercice, « La parfaite raison fuit toute extrémité » écrivit Molière !
La prudence est donc de mise et le match de Laval qui s’annonce sera très instructif quant au réel potentiel du groupe. Manquaient tout de même à l’appel au coup d’envoi quatre des cinq recrues estivales (Ribas, Bajrami , Poulsen et Ndinga), la surprise du chef Claudio ! Rien ne nous empêchera cependant d’avoir goûté avec gourmandise les offrandes d’un certain Yannick Ferreira-Carrasco. Retenez bien ce nom : sorti tout droit de la pouponnière, il aura éclaboussé de son talent, de son envie et de son implication cette belle et douce soirée.
On retiendra aussi la charnière centrale Wolf/Raggi qui dégage une sérénité et une solidité inconnues depuis des lustres en Principauté. Un dernier mot aussi pour saluer le retour coloré, chantant et festif du groupe de supporters « Ultras » qui aura animé les pesages avec ferveur et une notable intelligence de comportement. Cette saison démarre décidemment sous des auspices favorables. Continuons !
Robert PIERALLINI.


5 commentaires
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Toi qui a connu les déplacements en 2004 à Madrid, Chelsea et Gelsinkirschen et puisque te voilà affecté au C.H.U de Reims, je te souhaite de belles rencontres avec l'équipe locale. Un certain Reims-OM est prévu pour la première journée... Et l'an prochain, si Reims est en D1, je serai là pour le Reims- Monaco!!!Daghe munegù.
bonjour je viens de m'inscrire!! bon courage a l'asm pour toute cette saison !!
Quelle belle plume Robert : le staff, les joueurs, les supporters, un début solide...
À part la pelouse du Louis II qui restera toujours la même, tout à l'air de fonctionner en ce début de saison !!!
Ça sent la D1...
C autre chose que l'Equipe lol
Tout est dit! Merci Robert!