Historique / 07/10/2011 - 18h14 / Grégory L.H.

Quel classement peut espérer l'ASM en fin de saison ?

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Au sortir de la dixième journée, l'AS Monaco occupe la vingtième place de Ligue 2. Il faut remonter à 1948, lorsque le club n'était pas encore redevenu professionnel et évoluait au troisième échelon national pour trouver trace d'un plus mauvais classement. Planete-ASM a fouillé dans les archives du championnat de France pour comparer leurs positions après dix matchs et à la fin de la saison et ainsi faire une estimation des chances de classement de l'ASM en mai prochain.

C'est seulement depuis 1998 que la deuxième division se dispute sous son format actuel : vingt clubs, trente-huit journées, les trois premiers montent en D1 ou L1, les trois derniers descendent en National (sauf relégation administrative). Auparavant elle comportait vingt-deux éléments ou plusieurs groupes de dix-huit. Quelques saisons ont été disputées à vingt dans les années cinquante et soixante mais le contexte était différent. En effet à cette époque, les derniers n'étaient pas obligatoirement relégués. Cette étude se limite donc aux treize dernières saisons de Division 2 ou de Ligue 2. Il est à noter que lors de la saison 2001/2002, grâce au passage de la L1 à vingt clubs, les quatre premiers du championnat ont été promus et seuls les deux derniers ont été relégués.

 

La majorité des équipes ne bougent pas au classement

Depuis treize ans, les débuts de saison des clubs de Ligue 2 donnent généralement une bonne idée de la suite de leur saison. Par rapport aux classements après dix journées, ils sont en moyenne huit clubs sur vingt à rester dans une fourchette de plus ou moins deux positions en fin de saison. Quatorze ne gagnent ou ne perdent pas plus de cinq places. Seul environ un club par saison parvient à effectuer une remontée ou à dégringoler de plus de dix places entre le quart et la fin de saison. On dénombre en effet six grandes chevauchées vers le haut de tableau et sept descentes aux enfers en treize ans.

Sur les cinq dernières saisons, les classements après dix matchs sont encore plus proches de ceux en fin de championnat. Un peu moins de neuf équipes restent dans les plus ou moins deux places, et seize sur vingt sont dans les plus ou moins cinq positions. Depuis 2006, deux clubs ont réussi à effectuer une grande remontée au classement. Le premier était un club relégable après dix matchs qui a connu une fin de saison particulièrement brillante : le Clermont Foot, dix-huitième en octobre 2009, et sixième en mai 2010. Le second est l'AC Ajaccio la saison passée. Quinzièmes à ce stade de la saison, les Corses avait effectué un finish extraordinaire pour terminer à la deuxième place.

Néanmoins la saison passée, cette tendance s'est un peu inversée. Indécis jusqu'à la dernière journée, le classement a  connu de nombreux bouleversements tout au long de la saison. Trois des quatres équipes en tête au quart du chemin ont terminé entre la douzième et la seizième place (Troyes, Tours et Châteauroux). À l'inverse, outre Ajaccio, une autre équipe est parvenue à monter en étant dans la deuxième moitié du tableau au bout de dix journées : le Dijon FCO (de la douzième à la troisième place). Enfin le FC Istres et le Stade de Reims étaient passés respectivement des dix-huitième et dix-neuvième aux onzième et dixième places. 

 

Le début de saison des futurs promus

Depuis 1998, la plupart des occupants du podium final (trois sur quatre) occupait l'une des six premières positions au bout de dix matchs. Presque un sur deux était même déjà dans les trois premiers. En plus de Dijon et Ajaccio en 2010/2011, deux clubs ont réussi à finir promus en étant au delà de la dixième place en octobre. En 2002/2003, le FC Metz était quatorzième avec douze points en dix rencontres. Les Lorrains étaient revenus dans le trio de tête à la mi-saison pour finir troisièmes au soir de la dernière journée. L'autre équipe est l'ES Troyes AC en 2004/2005, passé de la douzième à la troisième place. Comme les Messins, les Troyes avaient déjà douze points au quart de la saison. L'année dernière, Dijon et Ajaccio avaient onze unités au compteur.

 

La fin de saison des relégables après dix journées

Aucun club classé dans les trois derniers après dix journées n'a donc réussi à monter en fin de saison. La plus belle remontée est à mettre à l'actif du Mans en 2001/2002. Lanterne rouge à l'entame de l'automne, les Sarthois avaient gagné quinze places en vingt-huit journées pour finir premiers non-promus (cette saison-là les quatre premiers montaient à l'échelon supérieur). En 1999/2000, Châteauroux était également dernier à ce moment de la saison et avait terminé huitième. Un autre exemple à suivre pour l'AS Monaco est le Clermont Foot de 2009/2010. Les Auvergnats étaient passé de la dix-huitième à la sixième position en vingt-huit journées.

Si aucun reléguable après dix journées n'est parvenu à monter, il est à signaler qu'une majorité d'entre-eux parviennent à se sauver en fin de saison. Un peu plus d'un relégable sur trois finit effectivement par descendre en National. Les autres échouent la plupart du temps entre la onzième et la dix-septième place. Si tout espoir de retour en Ligue 1 semble fortement compromis, la dernière place actuelle n'est donc nullement synonyme de descente en National.

 

Conclusion

En débutant de la pire des manières sa saison, l'AS Monaco semble avoir définitivement compromis ses chances de remontée immédiate. En effet depuis 1998, aucun club de deuxième division n'est parvenu à surmonter un tel handicap. Une belle fin de saison n'est toutefois pas a écarter. Bien qu'environ 75 % des équipes finissent à plus ou moins cinq positions de leur classement automnale, il y a souvent une ou deux exceptions qui changent radicalement de visage après le quart du championnat. Ainsi, environ une saison sur deux, un relégable après dix journées parvient à finir dans le haut du classement.

De plus, on peut dire que la dernière place actuelle ne condamne nullement le club à la relégation, bien au contraire. En effet, la plupart des clubs en mauvaise position à cette période de la saison parviennent à se resaisir et à se maintenir en deuxième division. L'ASM a donc encore toutes les cartes en main pour assurer sa survie dans le monde professionnel. Reste à confirmer ces belles promesses sur le terrain.

10 commentaires

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  • 03/11/2011 - 20h40

    # 10 -

    On est dernier, on a la plus mauvaise différence de buts, conclusion: on est à notre place. C'est triste mais c'est comme ça. Je vois dans les commentaires que certains sont encore optimistes. J'aimerais être comme eux mais je n'y arrive pas. Quand je vois nos matchs je me demande bien comment on pourra s'en sortir. Maintenant c'est pas en changeant pour la énième fois d'entraîneur que ça va bouger. Il y a un vrai problème de mental dans ce club ou de mentalité peut-être.

  • 26/10/2011 - 15h52

    # 9 -

    il faut y croire !!!

  • 24/10/2011 - 11h36

    # 8 - En National !

    Avec des abrutis de première qui dirigent le club.

  • 11/10/2011 - 13h02

    # 7 -

    Il faut se dire qu'on peut ne faire que mieux :D

  • 10/10/2011 - 16h31

    # 6 -

    en gros on est dans la merde !

  • 09/10/2011 - 15h39

    # 5 - stat!!

    perso; je ne crois pas aux stats. l'asm a eu un tres mauvais depart mais vat remonter en fleche

  • 09/10/2011 - 15h22

    # 4 -

    a part reims qui semble un ton au dessus c'est vrai que tout le monde peut battre tout le monde.....esperons qu'on arrivera a etre un chouilla plus fort que les autres ça suffit^^!!!!

  • 08/10/2011 - 18h28

    # 3 -

    Ce qui serait intéressant c'est de voir les écarts de points les autres années. Parce qu'ils sont pas énormes cette saison. On a l'impression que n'importe qui peut perdre n'importe quand.

  • 07/10/2011 - 21h17

    # 2 -

    C'est pas gagner mais il faut y croire.

  • 07/10/2011 - 21h06

    # 1 -

    incha allah



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