Alejandro Alonso au stade Louis II (© asm-fc.com)
Dans le monde du football, il arrive parfois qu'on choisisse de lier son destin à un autre. Ce dernier peut être celui d'un club (on peut citer la carrière de Paolo Maldini, ou celle de Jean-Luc Ettori), Alejandro Alonso, quant à lui, semble plutôt laisser sa destinée entre les mains de Raimundo Gomes Ricardo. Retraçons le parcours de cet explosif milieu droit, de son Argentine natale jusqu'en Principauté.
Formé dans le club argentin de l'Atlético Huracán, le jeune Alejandro Alonso, né le 3 Mars 1982, fait ses débuts en professionnel en 2001, mais devra rapidement se contenter d'évoluer en deuxième division, après la descente de son club en 2003. Il sera néanmoins choisi pour disputer quelques matchs internationaux dans les catégories de jeunes, et écrira même la première ligne de son palmarès, avec une victoire des jeux panaméricains avec les espoirs argentins cette même année 2003. Huracán, dit "El Globo", reste tout de même une équipe plutot populaire malgré cette mauvaise période, et par conséquent les recruteurs gardent souvent un oeil sur les prestations de son effectif.
C'est de cette manière qu'en 2005, Ricardo, alors à la tête des Girondins de Bordeaux, lui donne la précieuse chance d'évoluer dans un championnat européen. La première saison de l'ailier droit parmi l'élite française lui permet de s'adapter en douceur aux exigences d'une nouvelle compétition. Il dispute 21 matchs de championnat au cours de cette première saison, souvent en tant que joker, et joue parfaitement son rôle en inscrivant 3 buts.
Les deux exercices suivants sont ceux de la confirmation, l'argentin s'impose comme un élément indispensable des dispositifs de Ricardo puis de Laurent Blanc. Alejandro aura même l'occasion de s'éssayer au niveau européen, avec huit parties disputées en Ligue des Champions ou en coupe de L'UEFA. Après que deux titres de vice-champion de France et la coupe de la Ligue 2006 soient venus garnir son palmares, il ne résiste pas à l'appel de son bienfaiteur, devenu entraîneur de l'AS Monaco.
Alonso rejoint donc une nouvelle fois Ricardo fin juillet 2008, pour tenter un nouveau défi, à 26 ans, dans une équipe plus médiatisée en Amérique du Sud. Cette exposition pourrait lui permettre de se mettre en valeur pour prétendre à une sélection avec l'albiceleste, objectif avoué du joueur.
Spécialiste du poste de milieu droit, il est naturellement à l'aise dans un 4-4-2 classique, solution tactique privilégiée par Ricardo durant la saison 2007-2008. Ses progrès manifestes dans le repli défensif depuis son arrivée en Europe et sa grande capacité d'élimination font de lui un parfait compromis entre la défense et l'attaque. Son adaptabilité démontrée pourrait aussi lui permettre de s'imposer dans d'autres dispositifs, notament dans le 4-5-1 (ou 4-3-3) aperçu pendant la préparation. Ses qualités font de lui un bon candidat au poste de milieu offensif droit (ou attaquant droit dans un 4-3-3), il pourrait aussi étonner au poste de milieu relayeur, par exemple en cas d'absence d'un des titulaires habituels.
Planete-ASM est parti à la rencontre de quelques supporters bordelais, qui ont eu l'amabilité de nous donner quelques informations supplémentaires sur le milieu de terrain argentin :
- Concernant Alonso, je dirais que c'est un battant, un gagnant, qui a beaucoup de bonne volonté, et qui apporte un vrai plus à une équipe. Il aura l'avantage de connaître Ricardo, qui sait comment l'utiliser, et en tirer le meilleur de lui même. En ce qui concerne son principal défaut, et ce n'est pas le moindre, je le trouve très imprécis dans la qualité de ses centres. Il créé des décallages, prend souvent de vitesse son défenseur, mais gâche pas mal, dans la réalisation du dernier geste.
amitiés girondines
Philippe, Aix-en-Provence.
- Joueur intèressant pour Monaco à mon humble avis, c'est un guerrier qui ne lâchera jamais rien. Apporte beaucoup défensivement, il se battra sur tout les ballons.
Offensivement il est très percutant, très rapide, assez technique mais manque cruellement de réalisme a l'approche de la surface de réparation. Que ce soit pour livrer la derniere passe ou marquer.
Jonathan, Chartres
- Alejandro Alonso est un garçon vif, relativement technique, pour moi il fait partie de ces joueurs "chiants" dans le sens positif du terme : offensivement il a tout pour faire tourner les latéraux en bourrique, et défensivement il ne lache rien.
Il est donc particulièrement adapté à un système de jeu qui ne prône pas le 100% attaque (Ricardo si tu nous regardes) puisque c'est un milieu offensif pouvant se muer en ratisseur du côté droit.
Principal défaut, et je ne serais pas original, c'est qu'il doit avoir un taux de concrétisation au niveau du dernier geste particulièrement faible (et c'est un euphémisme).
Du coup ce joueur inspire un mélange de sympathie, car sa manière de mouiller le maillot est tout à son honneur, et de frustration, car le voir se démener sur son côté sans soigner la finition, ça nous laisse sur notre fin. Et c'est ce qui fait de lui un bon joueur, mais qui ne sera jamais (je pense) un très bon joueur.
Nicolas, St Claude
Un grand merci à ces sympathiques amoureux du scapulaire, ainsi qu'au site des girondins.com.


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