Trip et Flix, mascottes officielles EURO 2008 (© UEFA)
Après une saison monégasque difficile enfin terminée, le football ne s’arrêtait pas pour autant pour nous, supporters, puisque l’Euro 2008 débutait dans la foulée le 7 Juin en Suisse et en Autriche. L'équipe de Planète-ASM vous propose de faire un tour d'horizon des joueurs actuels et anciens ayant portés nos couleurs et de dresser le bilan de leurs prestations.
La doublette croate

Présentation :
Malgré une saison très en deçà de ses capacités selon l’avis de certains supporters, Jerko Leko, ainsi que notre jeune recrue hivernale Nikola Pokriva?, sont les seuls monégasques appelés en sélection.
Même s’ils ne figurent pas dans le 11 titulaire, ils restent tout de même de bons jokers pour Slaven Bili?, le sélectionneur croate. Pokriva? est d'ailleurs un futur nom de la selection au drapeau à damier. Pêché cette hiver dans les filets monégasques il a déjà commencé à faire ses preuves dans la difficulté du club du Rocher. Cette équipe croate reste même sur de belles prestations finissant première de son groupe éliminatoire devant la Russie. Elle est dotée d’un énorme potentiel, selon les observateurs. De plus le groupe B semble abordable face à la Pologne et l’Autriche, l'Allemagne étant la favorite désignée.
Analyse :
Pourtant, l'équipe à Damier démarre par une victoire sur le plus petit des score face à à l'Autriche, et se qualifie quatre jours plus tard face à une Mannschaft, en difficulté (2-1). Dans ce match, Leko fait son entrée dans les dernières minutes, et provoque même un carton rouge adverse, lors d'une altercation. Pour la dernière rencontre du groupe, l'équipe bis est alignée et la paire monégasque récupère au milieu. Premier match complet pour Pokrivac. L'histoire s'arrête en quart de finale, face à une étonnante Turquie, qui revient dans les prolongation à la dernière seconde, avant d'éliminer les coéquipiers de Jerko et Nikola aux tirs au but.
Le reste de nos anciens Rouges et Blancs se partagent entre trois sélections : la République Tchèque, l'Italie et l’équipe de France.
Le tandem tchèque


Présentation :
Nos joueurs les plus récents restent Jan Koller, meilleur buteur tchèque de l'histoire, et son compatriote Jaroslav Plasil évoluant à Osasuna depuis une saison. Les deux compères, dont le départ fut extrêmement préjudiciable au vue de notre saison catastrophique, seront certainement quant à eux titulaires, dans un groupe plutôt difficile : Portugal, Suisse et Turquie, où tous sont capables de se qualifier. Mais les tchèques ont tout de même fini premiers de leur groupe éliminatoire devant l’Allemagne ! En espérant que leur naufrage collectif à la dernière World Cup n’était qu’une simple mauvaise passe.
Analyse :
Mais l'espoir va vite se réduire. Malgré une victoire en match d'ouverture face à l'organisateur suisse, Karel Brückner voit sa sélection en prendre trois face au Portugal de Ronaldo. La qualification se joue face à la Turquie. Déjà surprenante face à la Suisse, l'équipe turque va livrer un match époustouflant. Menant 2-0, Cech commet l'erreur d'encaisser deux buts, dont un assez pittoresque, qui voit la Turquie l'emporter 3-2 au bout du suspens. Le but et l'altercation de Koller avec le gardien Turc n'y feront rien, Jan et Jaro sont éliminés face au futur demi-finaliste. Toutefois, on aura vu un Koller auteur de belles têtes, dont une victorieuse, et un Plasil bien plus entreprenant et constant qu'à ses heures monégasques.
L'éternel latéral
Présentation :
L'inusable, l'inoxydable latéral transalpin fera encore parti de la Squadra, championne du monde en titre. Remplaçant de luxe au départ, la blessure du capitaine, Fabio Cannavaro, lui offre certainement une place de titulaire dans la charnière centrale azzura.
Analyse :
Un Euro décevant et très difficile pour Cristian Panucci. Titulaire lors du match d'ouverture du groupe C au poste de latéral, il se repositionne dans l'axe après la sortie de Materazzi, mais n'empêche pas son équipe de se faire battre sévèrement par des bataves en réussite. Il reste titulaire pour le second match face aux roumains, et provoque même un pénalty sur Niculae. Un match nul sans relief, qui aurait pu tourner à la catastrophe sans l'arrêt magistral de Buffon sur le tir de Mutu. Le dernier match décisif face à la France sera remportée sans gloire, mais qualifie néanmoins l'Italie pour le tour final. Face à une équipe espagnole impressionnante et futur lauréate, les transalpins déjouent ou plutôt jouent "à l'italienne". Au terme d'une des rencontres les plus soporifiques, les ibériques éliminent les champions du monde en titre, grâce à "San Iker" qui gagne son duel face à Gigi Buffon.
Les anciens de la maison France


Présentation :
Pour finir en beauté, ou presque, notre équipe de France possède de nombreux cadres ayant évolué sur le Rocher. Chez les plus anciens, bien entendu Thuram et Sagnol seront titulaires indiscutables à leurs postes respectifs, défenseur central et latéral droit. Malgré leur saison difficile, Lilian ayant ciré le banc de Barcelone ou passant au travers de certains matchs, alors que Willy fut blessé à répétition au Bayern, Raymond Domenech garde une confiance totale en eux.
Analyse :
Un calvaire, un cauchemar, une issue inéluctable. Le tournoi des deux défenseurs fut très difficile. Deux joueurs vieillissants, manquant de rythme, dans une équipe de France à la dérive. Lilian Thuram, malgré des matchs de préparation encourageant, ne fut jamais à la hauteur de sa longue et immense carrière. Son match face aux Pays Bas fut le dernier de ses 142 sélections, un match douloureux ou le poids des ans a explosé au grand jour. L'image forte restera ce but de Robben ou les deux compères semblaient totalement perdus. Laissant sa place à Eric Abidal, il assistera avec douleur à l'élimination de "son" équipe de France. Le tournoi de Willy fut lui aussi délicat, mais on pouvait s'y attendre, suite à une saison bavaroise entachée par les blessures. Manquant de rythme, il ne fut jamais à la hauteur de l'événement, seule sa passe décisive pour Henry face aux bataves, sera à mettre à son crédit. Une page se tourne chez les bleus...
Les probables titulaires


Présentation :
Henry a bien entendu été retenu malgré sa saison difficile à Barcelone, il sera certainement titulaire puisque sous l'air Domenech, Henry reste "l'attaquant numéro 1" français. Son compère catalan, Eric Abidal aura connu autant de difficultés que "Titi" durant la saison. Ses prestations furent très en deçà de ses performances lyonnaises, ses qualités physiques et défensives s'alliant mal avec la philosophie "spectacle" du Barca. Il semble néanmoins que son poste en équipe de France soit assuré, malgré la forte concurrence avec l'ancien "crapaud" monégasque.
Analyse :
Thierry Henry, à l'instar de son compère barcelonnais a vécu une saison bien difficile. Il entame le tournoi en étant blessé, et ne participe pas à la gabegie franco-roumaine. Titulaire indispensable sur le front de l'attaque tricolore, il marque le seul but français du tournoi. Mais son face à face manqué face à Van der Sar, et son tir détourné par Ooijer de la main, sont le symbole d'une équipe aux abois et sur le déclin. Dernier avatar de son tournoi, il détourne le coup franc de Rossi, qui trompe Grégory Coupet, lors du dernier match, éliminant des bleus, décidément bien pâles. Eric Abidal, fut quant à lui d'une médiocrité sans nom, incapable d'apporter son aide offensive face aux roumains, il laisse sa place à Patrice Evra pour le second match, et remplace le capitaine tricolore dans l'axe face aux italiens. Constamment dominé par Luca Toni, il se fait logiquement expulsé et provoque un pénalty en ceinturant le munichois. A méditer pour les prochaines échéances...
Les outsiders


Présentation :
Pour nos plus récents héros, malheureux un soir de mai 2004 en Allemagne. Patrice Evra sera le plus sérieux prétendant à une place de titulaire sur le flanc gauche. Auteur d'une saison remarquable avec un titre de champion d'Angleterre et d'Europe avec les "Red Devils", il peut légitimement faire bouger la hiérarchie établie par le sélectionneur. Quant à Sébastien Squillaci, auteur du doublé coupe/championnat avec les Gones, il ne jouera certainement pas pendant la compétition.
Analyse :
La seule satisfaction du tournoi tricolore fut la présence de Patrice Evra sur le terrain dès le second match, prenant la place de latéral gauche. Meilleur français durant cette correction historique, il fut le seul à apporter un supplément de danger sur son aile gauche. Il continua à surnager lors de la défaite, synonyme d'élimination, face aux transalpins. Même si son apport en sélection nationale, est moindre par rapport à ses prestations mancuniennes, "Pat" a pris date avec le rôle de titulaire dans le futur, et qui ne souffre d'aucune contestation. Sébastien Squillaci s'est contenté de jouer les coiffeurs, comme son ami Givet il y a deux ans.
Les Absents


Présentation :
Pour conclure, nous ne pouvions pas passer sous silence, l'injuste mise à l'écart de David Trezeguet par Raymond Domenech. Le "Roi David", auteur d'une saison éclatante avec la Juventus de Turin (20 buts), n'ira pas en Suisse et en Autriche. C'est la première compétition internationale à laquelle il ne participera pas, depuis la Coupe du Monde victorieuse en 1998. Ses prestations passables sous le maillot bleu et ses relations tendues avec le sélectionneur auront eu raison de lui. Dans une moindre mesure, l'absence de Gaël Givet est somme toute logique, au vu de sa saison phocéenne très moyenne. Alternant les mauvaises performances ou les blessures, l'ancien capitaine asémiste n'a jamais semblé en mesure, de prétendre, à une place dans le groupe.
Analyse :
David a t'il manqué à l'escouade offensive des bleus ? Probablement (M. R)... Malheureusement nous n'aurons plus la chance de voir évoluer David sous le maillot tricolore (David Trezeguet tire sa révérence). Gaël Givet aurait pu finalement, être sélectionné, pour tenir compagnie à "Toto".
Un Euro décevant, pour tous les asémistes, actuels et anciens, à l'image d'une sélection tricolore catastrophique. Finalement, la médiocrité des monégasques d'aujourd'hui a rejaillit sur ceux d'hier.




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