Enfin ! La recrue tant attendue depuis le début de ce mercato, après l'épisode malheureux Steve Savidan et le camouflet Dindane, est là. L'attaquant qui nous faisait défaut pour donner une touche de réalisme et de puissance à notre attaque s'appelle Eidur Gudjohnsen, international islandais de 30 ans en provenance du grand Barça. Portrait de ce joueur pas dans les normes.
Eiður Smári Guðjohnsen, le Viking
L'Islande, littéralement « terre de glace », a vu naître le 15 septembre 1978 son joueur de football le plus fameux. Solide gaillard d'1m85 pour 82 kg, le natif de Reykjavik porte la barbe et son image de Viking sur les terrains d'Europe depuis quinze ans déjà. A 16 ans, il signe son premier contrat pro avec le club de sa ville natale, le Valur Reykjavík. Très vite repéré par le PSV Eindhoven, il rejoint le club hollandais à 17 ans à peine, en 1995. A cette époque un autre phénomène crève l'écran, Ronaldo se fait connaître et forme avec Gudjohnsen, une attaque terriblement jeune et prometteuse. Auteur de 3 buts en 13 matchs avec les Boerens, « le Viking » est même considéré à l'époque comme plus doué que le Brésilien. International islandais, il est le fils d'un autre célèbre footballeur, Arnór Guðjohnsen qu'il remplaça même à la mi-temps d'un match amical face à l'Estonie en 1996. Du jamais vu ! Malheureusement, une fracture de la cheville lors d'une rencontre internationale avec l'Islande U19 brisera son avenir du côté du Phillips Stadion. Victime d'une longue traversée du désert durant une saison entière sans toucher la balle, Gudjohnsen retourne sur son île natale et signe dans l'autre club phare de la capitale, le KR Reykjavík. Il retrouve la forme et les Boltons Wanderers débusquent la bonne affaire. Débarqué en juillet 1998, en division 2 anglaise, l'Eldorado du footballeur islandais, Gudjohnsen découvre vite les affres du banc de touche lors de sa première saison chez les Trotters. La deuxième saison est différente et il affole les défenses anglaises en inscrivant la bagatelle de 21 buts toutes compétitions confondues. Le prodige renaît.
« Ice man », une star dans le ciel
A force d'enfiler les buts comme des perles, on finit par se faire remarquer, et c'est Chelsea qui, à la surprise générale, fait signer ce gamin de 22 ans inconnu du grand public en 2000, déboursant pour ce faire la somme de 4,5 millions d'euros. Gudjohnsen ne tarde pas à se faire un nom sur les rives de la Tamise, ce sera « Ice Man », l'homme de glace à la frappe de feu. Chelsea n'est pas encore l'ogre d'aujourd'hui, mais l'Islandais dévore tout sur son passage, associé à une attaque dévastatrice composée de Zola et Hasselbaink, il marque les esprits et s'impose inlassablement comme un pion essentiel au collectif londonien. Malgré l'effectif pléthorique des Blues, il gardera sa place de titulaire, ni Drogba, ni Crespo ne le relégueront sur le banc de touche. Le bilan chiffré : 6 saisons, 263 matchs, 78 buts et 60 passes décisives. Il devient également le meilleur buteur islandais de tous les temps avec 23 réalisations en 59 matchs. Gargantuesque.
Toutes les histoires ont une fin, même les plus belles, et en 2006, Gudjohnsen quitte les Blues et rejoint les Blaugrana pour une somme avoisinant les 12 millions d'euros et un contrat de 3 ans.
Censé remplacer Larsson comme joker de luxe, il inscrit d'emblée un but d'anthologie contre le Celta Vigo, mais la suite de l'histoire sera moins rose. Auteur d'une belle première saison, avec notamment 3 buts en Ligue des Champions, l'Islandais n'entre pas pour autant dans les plans de Riijkard, qui lui préfère Samuel Eto'o. Il s'installe donc sur la banquette du Barça et rentre régulièrement en fin de match afin de débloquer certaines situations tendues, avec succès le plus souvent. Vers la fin de la saison 2007-2008, « Ice Man » se métamorphose dans la peau d'un milieu relayeur, il se plait à ce poste nouveau, montrant toute l'étendue de sa technique. Pep Guardiola adopte bien vite « le Viking », sa polyvalence et son état d'esprit lui permettent de disputer une petite trentaine de match par saison, sans pour autant avoir le même rendement qu'à Chelsea. Mai 2009, c'est la consécration : Gudjohnsen est le premier Islandais à remporter la Ligue des Champions. Il inscrit même son nom dans l'histoire du Barça en réalisant cette même année le triplé : Liga, Copa del Rey, Ligue des Champions. Historique.
« Gudi », le renouveau de l'ASM
Première "star mondiale" à rejoindre les rangs de l'ASM depuis Vieri en 2005, « Gudi », surnommé ainsi par les supporters asémistes, s'inscrit dans la droite lignée des joueurs « furioclass » qui ont fait le prestige de l'ASM. Attaquant puissant, racé, habile des deux pieds et créatif, l'Islandais vient sur le Rocher pour se relancer et ravir les puristes. Pouvant jouer aussi bien 9 que relayeur dans un milieu à 3, Gudjohnsen tire la quintessence de son talent au poste de 9 et demi où il peut pleinement faire valoir sa vision du jeu et sa conduite de balle. Une multitude de combinaisons est possible avec ce genre de joueurs. Le front de l'attaque monégasque se garnit donc avec ce joueur polyvalent et habile face aux cages. Une recrue qui fait rêver et qui donne espoir, « Gudi » vient redorer le blason de l'ASM. Il ne fait nul doute que cet Islandais atypique sera à la hauteur du challenge, l'histoire continue de s'écrire ...


3 commentaires
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daghe gudiiiiiiiiiiiii
Ahaha , quand on lit l'article on a l'impression qu'il va graver notre club !
une merde oui!!