Lors d'un finish sans réelles motivations apparentes, l'AS Monaco avait comme dernier devoir de vacances d'aller chercher une note positive du Parc des Princes, face à une équipe parisienne déterminée à arracher une place en coupe d'Europe. Retrouvez le compte-rendu new look de Planete-ASM.
En coulisse
Pour sa dernière sortie, Ricardo n'avait pas la tâche facile. Mais composer une équipe en fonction des absents fut un exercice qu'il eut déjà à répéter pendant deux saisons. Cette fois, devant une pléiade de blessés et de suspendus, il conserva son fidèle 4-4-2 carré, procédant à du poste pour poste. Ruffier gardait ses cages, derrière la jeune charnière made in Monaco Nkoulou-Mongongu. Sur les côtés, Modesto prenait le couloir droit quand le jeune Mangani occupait l'opposé. Au milieu, la paire Perez-Leko se chargeait de la récupération, tandis que Meriem et Diaz, de retour après de longs mois d'absence sur le flanc gauche pour blessure, étaient titulaires. Pino et Park animaient l'attaque.
Du côté du PSG, Paul Le Guen, lui aussi pour la dernière fois sur le banc de touche du Parc, était moins contraint par les indisponibilités. Landreau dans les buts, Armand, Sakho, Camara et Traoré formaient la défense. La paire Clément-Makélélé soutenait dans l'axe les regrettés, pour les plus nostalgiques, Giuly et Rothen sur les ailes. En pointe, Luyiundula avait Kezman pour partenaire, Hoarau étant juste revenu.
Les temps forts
15' : La première occasion est pour Leko, pour l'ASM, qui décoche une frappe de la droite, face à un Landreau avancé et battu. Mais le croate ne trouve pas le cadre.
32' : Park bute sur Landreau, après avoir récupéré un ballon très mal négocié par Traoré dans l'axe, qui tardait à relancer. Paris souffle.
34' : Sur un centre de Modesto de la droite, Pino contrôle au second poteau et frappe. Il faut une intervention aussi majestueuse que miraculeuse de Landreau pour empêcher l'ASM d'ouvrir le score.
39' : Paris réagit en contre. Luyiundula trouve Giuly, mais l'ancien capitaine monégasque voit sa frappe croisée captée par Ruffier.
55' : Au retour des vestiaires, Luyiundula s'essaye à son tour. Mais Ruffier, qui avait très bien anticipé la frappe de l'attaquant français, sauve les siens à nouveau.
59' : Traoré, une fois encore au bord de la faute, fait peur à Paris. En repoussant un centre à ras de terre de Pino pour Park, il propulse le ballon sur le poteau de Landreau...
64' : L'ASM en rajoute et Meriem défie l'ancien portier nantais. La lourde frappe du meneur monégasque oblige Landreau à s'envoler pour déloger le ballon de la lucarne. Le Parc ne réussit pas à Meriem, dont la frappe avait l'an passé déjà prit le chemin de la barre, alors que tout le monde croyait au but de l'année.
78' : Paris pousse et Monaco tient difficilement. Mongongu doit s'employer, mais cravate un Luyiundula trop remuant. L'arbitre offre une fleur à l'ASM et oublie le pénalty.
80' : Entré en jeu, Hoarau est servi par Pancrate suite à une mauvaise relance. En pivot, il arrive à se retourner et frappe en position difficile, mais manque le cadre de quelques centimètre. Ca chauffe !
84' : Sur un corner envoyé au premier poteau, la tête d'Hoarau passe au dessus des buts de Ruffier. Le natif de la Réunion pourrait bien peser en cette fin de rencontre.
86' : Bon coup franc pour la PSG. Chantôme s'élance, enroule et sa frappe, trouve le cadre. Mais Ruffier, bien placé se détend et sort le coup de pied arrêté de jeune milieu parisien. Paris monte en puissance.
92' : L'occasion en or de la fin est pour Armand. Après avoir vu son centre trois minutes plus tôt échappe à Hoarau du bout du front, le capitaine bleu et rouge reprend, au six mètres, un ballon mal négocié par la défense. Le stade croit à la délivrance, mais Ruffier remercie sa transversale. Paris ne pourra pas marquer ce soir.
Le match
Bien entamée par des visiteurs pourtant sans grand challenge et fortement diminués, la rencontre a tourné au profit des hommes de Le Guen en seconde période. Mais ceux-ci, malgré une domination à outrance en toute fin de match, n'ont pas réussi à faire craquer la défense asémiste qui, une fois n'est pas coutume, connaître en guise de deus ex machina, l'aide exogène de l'arbitre et de ses montants.
Tout au long de la saison dénuée de caractère et d'une mentalité fébrile face aux épreuves qu'une équipe de football a à rencontrer, la jeune formation monégasque n'a pas cédé ce soir aux assauts des ogres parisiens. La paire NKoulou-Mongongu, qui a beaucoup souffert face à Luyiundula, et surtout après l'entrée de Hoarau, a dans un temps rassuré, avant de s'accrocher aux branches, de plus en plus fines jusqu'au coup de siffler. Mais les jeunes joueurs présents sur le terrain, tel que Mangani et Diaz, qui ne comptent que très peu de minute au compteur, n'ont pas démérité, à l'image de leur prédécesseurs (Licata, Mollo, Nimani, Sagbo cette saison, et Muratori, Bakar ou Gakpé les saisons précédentes). Voilà un bon point pour la suite de cette promotion.
Malgré une animations offensive amputée de ses meilleurs éléments, Pino et Park ont su trouver de quoi grignoter au cours du match. Le plus souvent dans le premier acte, et en grande partie grâce à la disponibilité des deux pointes, l'attaque monégasque a pu nourrir quelques ambitions, qui n'ont pas payé ce soir. Même les latéraux et l'axe du milieu ne sont pas restés muets, eux que l'on a connu plus frileux. Le premier regret restera sans doute celui de ne pas avoir pu voir les performances des meilleurs éléments toutes réunies au cours d'un même match.
Epilogue
Sans avoir vraiment été tranchante, l'équipe asémiste aurait pu ramener mieux que le point du match nul du Parc, si sa domination avait été concrétisée. Mais le PSG a su reprendre le dessus, et la jeune équipe de Ricardo a fait face à la vague de la capitale, sans tomber. Les regrets seront certainement plus du côté de Boulogne ce soir, tant Paris rêvait d'Europe. En échouant Mais Ruffier et les siens ont fermé la porte ce soir. Demain sera un autre monde pour l'ASM, qui a pour tâche de lever le voile mystérieux qui couvre encore le club de la Principauté et son avenir. Comme à chaque fin de saison.


2 commentaires
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Le match était super avec une super ambiance allez MONACO
Bravo aux jeunes!
J'espère que la saison prochaine sera meilleure!