Joueurs / 10/03/2010 - 17h19 / Stéphane P.

Puygrenier évoque son parcours

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Indiscutable au sein de la défense de l'AS Monaco, le joueur prêté par le club russe du Zénith Saint Pétersbourg, Sébastien Puygrenier revient sur son parcours de footballeur. Formé au Stade Rennais, il évoque également son passage en Russie :

Sébastien Puygrenier, vous avez retrouvé Rennes avec Monaco la semaine dernière. Est-ce toujours spécial de revenir dans la ville dans laquelle votre carrière de footballeur a débuté ?
Oui, je revois des amis et j'ai été formé là-bas. J'y ai passé de bons moments. Quand je peux y aller, j'essaie de le faire. Ma femme est originaire de la région et sa famille aussi. Dès qu'on a un petit moment, on y passe quelques jours.

Pourtant, vous n'avez disputé que trois matchs au Stade Rennais, sous l'ère Vahid Halilhodzic…
C'est là que ça a commencé à se compliquer. Christian Gourcuff m'a poussé et m'a intégré au groupe pro. J'ai signé mon premier contrat professionnel et Vahid est arrivé. Il ne comptait pas du tout sur moi. J'ai très peu joué avec lui. C'est pour ça que j'ai demandé à partir.

Pourquoi avoir alors choisi Nancy ?
Je repartais de zéro. Il fallait que je m'adapte et que je m'intègre à l'équipe. Mentalement, ça ma forgé car j'ai eu la chance de tomber dans une équipe avec une mentalité au top. Avant d'être des coéquipiers, on était des copains. J'ai eu la chance de jouer et d'avoir la confiance de tout le monde. Et ça s'est super bien passé. C'était à moi de faire mes preuves. Si j'étais arrivé à Nancy avec un autre état d'esprit, je me serais planté.

Faisait-il trop chaud à Nancy pour ensuite rejoindre le championnat russe ?
Je voulais aller encore plus vers le froid. Le Zenit était une opportunité énorme. Je n'y ai connu que des grands joueurs. Les mecs sont tous internationaux. J'ai découvert la Ligue des Champions et j'ai gagné la Supercoupe. Ça reste une expérience mitigée mais une bonne expérience quand même.

Vous avez connu des débuts fracassants avec un carton rouge dès votre premier match…
Je rentre en deuxième mi-temps et au bout de treize minutes, je prends un carton rouge. Mais je ne me suis pas trop fait tailler. Ça a dû faire plaisir à ceux qui étaient sceptiques sur mon choix de partir là-bas…

Les supporters stéphanois ont scandé votre nom au Chaudron après cette « première réussie » (ndlr : après avoir donné son accord à Saint-Etienne, il avait finalement décidé de rejoindre le Zenit Saint-Pétersbourg. Il s'est excusé depuis)…
Ouais, peut-être…

Aviez-vous la pression du résultat au Zenit ?
Je me souviens du match de Supercoupe (victoire 2-1 en 2008 face à Manchester United). En pleine discussion d'avant-match et alors que le coach Dick Advocaat donnait les consignes, un Russe est entré avec un téléphone. C'était Vladimir Poutine (ndlr : président russe de 1999 à 2008, actuellement premier ministre) qui appelait pour faire comprendre que la Russie était là et qu'il y avait une grosse attente.

Vous avez été rapidement adopté par les supporters qui vous ont attribué un surnom…
Au début, je ne comprenais pas. Un jour, on s'échauffait et j'entendais les supporters chanter « Sliky, sliky » (ndlr : chauve en russe). Tout le monde rigolait mais je ne comprenais pas. J'ai demandé à un joueur et il m'a dit : « C'est parce que tu n'as pas de cheveux. » En France, certains m'appelaient le Russkof.

Avez-vous d'autres surnoms ?
On m'appelle « steack » des fois. C'est le surnom que j'ai eu au centre de formation. Je ne sais pas pourquoi.

Que retenez-vous des entraîneurs que vous avez croisés durant votre carrière ?
Vahid, je ne retiens pas grand-chose. C'est quelqu'un de vraiment strict. J'avais bien aimé Christian Gourcuff parce qu'il faisait beaucoup confiance aux jeunes et il nous faisait beaucoup de travailler. Guy Lacombe est un très bon spécialiste. Mais celui avec qui j'ai le plus progressé, c'est évidemment Pablo Correa. Je suis resté cinq ans avec lui. Ce n'est pas qu'un rapport d'entraîneur-joueur. C'est quelqu'un que j'appréciais beaucoup en dehors du terrain.

Vous avez une réputation de joueur dur et pourtant, vous semblez être un meneur de blagues en dehors du terrain. Issiar Dia à Nancy était notamment une de vos cibles favorites…
Il ne m'en veut plus. J'ai toujours été comme ça. J'aime bien chambrer et rigoler. J'ai une image sur le terrain qui n'est pas celle que j'ai en dehors. Aujourd'hui, je me suis calmé.

Avez-vous des attributions de bizuteur à Monaco ?
Non. Je suis quand même nouveau. Je viens d'arriver et je ne veux pas me mettre tout le monde à dos non plus. L'année prochaine, on verra.

Il y a beaucoup de Russes à Monaco. Est-ce aussi une des raisons de votre arrivée là-bas ?
Je ne suis pas trop dépaysé, c'est clair. Je connais quelques mots en Russe. Un peu de vocabulaire mais je ne vais pas tenir une discussion. Je connais quelques insultes : c'est ce qu'on apprend en premier.

Ok, on oublie la Russie alors. Mais si on vous dit équipe de France ?
Franchement… A une époque, on m'en parlait beaucoup quand j'étais à Nancy. Mais je ne me fais pas trop de films. Tout le monde en rêve et il y a des joueurs qui passent avant moi.

Allez-vous mettre un contrat sur Michael Ciani pour prendre sa place ?
Non, non… Quoi que, peut-être …

Sydney Govou a été surnommé « whisky-coca ». Peut-on se permettre de vous surnommer « Vodka-pomme » ?
J'accepte parce que tous les gens pensent que c'est parce que j'aime la vodka que je suis parti en Russie. Mais je ne suis pas trop alcool.

Vous dites ça pour faire bien devant les jeunes ?
Oui, un peu.

Football365.fr

2 commentaires

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  • 10/03/2010 - 21h35

    # 2 -

    mdr l'interview

  • 10/03/2010 - 18h39

    # 1 -

    sympa cette interview !


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