Un éclair dans la grisaille

Temps additionnel / 05/04/2018 - 13h51 / Par Norbert Siri
  


Ai-je été sévère avec mon équipe après sa défaite, toute aussi sévère, en finale de la Coupe de la Ligue, samedi, à Bordeaux ? Sans doute. Lors du visionnage attentif de la rencontre, avec d’autres yeux que ceux des responsables de l’assistance vidéo, il est apparu que le but de Radamel Falcao, qui avait été, par ailleurs, impunément malmené par Thiago Silva, peu avant, au point de penalty, aurait dû être accordé et que la faute de main d’Edinson Cavani dans sa surface était flagrante. Il est évident que les décisions de l’arbitre, influencé par ses collègues en coulisse, ont amplement orienté le déroulement de la partie en défaveur de l’AS Monaco, même si le résultat final ne souffre aucune contestation. Mais pourquoi donc n’a-t-il pas daigné consulter lui-même les images de ces actions litigieuses, alors qu’il n’avait pas hésité quand il s’est agi de l’intervention de Kamil Glik sur Kylian Mbappé, dès la 5ème minute de jeu ? Sûrement pour ne pas ralentir le jeu ! Troublant tout de même, non ? Si, en outre, Rony Lopes et Youri Tielemans avaient converti les deux nettes occasions qu’ils s’étaient procurées en première mi-temps, nous n’en serions peut-être pas à nous interroger sur l’impuissance, voire la résignation que paraît manifester notre équipe quand elle se frotte à l’ogre parisien depuis un an.

Pas le temps de ruminer ce triste constat. Mercredi, les Monégasques enchaînaient presque aussitôt sur le match en retard contre Rennes. Comme Marseille et Lyon avaient gagné pendant le week-end, ils savaient fort bien qu’ils n’avaient pas le choix et qu’ils devaient s’imposer à leur tour s’ils ne voulaient pas sentir sur la nuque le souffle de leurs poursuivants. Pour ce faire, Leonardo Jardim alignait Stevan Jovetic aux côtés de Radamel Falcao et Kévin Ndoram à la place de Youri Tielemans. Ironie de l’histoire : l’arbitre était le même que celui qui avait piloté l’assistance vidéo à Bordeaux. A quelle entourloupe fallait-il donc s’attendre ? L’homme en noir n’était pourtant pas impliqué quand, après un long round d’observation, sur leur première opportunité, les Rennais ouvraient le score au milieu de notre défense, qui semblait encore subjuguée par l’adversaire comme samedi, à Bordeaux, devant Kylian Mbappé. Heureusement, dix minutes plus tard, sur leur première et unique occasion de la mi-temps, que dis-je ? de la partie, les Asémistes égalisaient par l’inévitable Rony Lopes au terme d’un belle action collective relayée par Radamel Falcao. Un éclair dans la grisaille.

Car ce fut tout. Il restait une heure de jeu, au cours de laquelle l’AS Monaco s’est contentée de subir, perdant la plupart des duels, et de préserver le point du match nul qui lui convenait à merveille quatre jours après la désillusion d’une finale ratée. La fatigue des nôtres était évidente, mais, surtout, le manque d’engagement et de combativité de certains, comme à Bordeaux, samedi, à croire que, à un mois et demi du terme, ils ne veulent pas compromettre leurs chances de participer à la Coupe du Monde en Russie. A Rennes, qui a longtemps poussé et qui rêve d’une qualification européenne, on s’en tire plutôt bien, notamment grâce à Danijel Subasic (Photo : J-P Kieffer), après avoir prouvé, à une énième reprise, que l’on sait revenir dans une partie après avoir concédé l’ouverture du score. Mais, cette fois, sans l’emporter à la fin. Tant pis. L’honneur est sauf et le résultat permet à l’ASM de conserver une avance convenable sur Marseille et Lyon. En revanche, il devient impératif de battre Nantes samedi, pour ne pas abandonner à nos deux poursuivants l’espoir de contester notre deuxième place. A cet effet, nos favoris devront exprimer une véritable volonté de révolte, sincère et continue, assortie du soutien inconditionnel des supporters asémistes.

Daghe Munegu.


 
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